2024 jours pour faire les Jeux à Paris

La date est symbolique, mais importante : les Jeux olympiques et paralympiques à Paris, c’est dans 2024 jours ! La Comité d’organisation parisien (COJO) avait prévu un petit événement pour célébrer cette échéance. Ce ne sera finalement qu’un court message vidéo (regarder ci-dessous). La situation sociale en France replace les priorités ailleurs. Toutefois, Tony Estanguet, le président du COJO, et ses équipes ont en tête d’autres événements pour l’année en cours. L’agenda de Paris est déjà bien rempli.

Recrutement. Fort d’une centaine de collaborateurs, le COJO Paris 2024 grossira encore en 2019 pour atteindre environ 180 personnes en fin d’année. Une cartographie des emplois va être réalisée. Elle permettra d’évaluer très précisément les besoins en nombre et de définir les profils des futurs collaborateurs. Ce document définira aussi les sites et lieux de travail.

A ce jour, tous les principaux postes dirigeants sont pourvus… excepté celui à la direction commerciale et marketing. Frédéric Longuépée est parti fin décembre pour prendre la présidence des Girondins de Bordeaux. Un recrutement “poste pour poste” est en cours. Côté recrutement, la Solidéo, la société chargée de la livraison des bâtiments olympiques, suivra la même courbe que Paris 2024. Les deux structures resteront hébergées sous le même toit dans un immeuble du quartier de la Gare Saint-Lazare à Paris.

Marketing. Etienne Thobois, le directeur général, et Ludivine Roosebeke, directrice déléguée aux partenariats, qui font “tourner la boutique” sont chargés de faire signer de nouveaux partenaires nationaux. A ce jour un seul a rejoint Paris 2024 : le groupe bancaire BPCE. D’autres vont suivre en 2019. Selon mes informations, des discussions sont très avancées avec quelques grandes entreprises françaises capables d’investir plus de 10 millions d’euros annuels pour s’associer aux Jeux de Paris.

Depuis le 1er janvier 2019, BPCE peut officiellement se vanter être partenaire de Paris 2024. Toutefois, la stratégie de communication du groupe n’est pas encore totalement dressée. A plus de cinq ans de l’échéance olympique, rien ne presse. Les dirigeants pourront peaufiner leurs dossiers lors d’un séminaire qui réunira fin janvier à Paris tous les Top sponsors du Comité international olympique.

Héritage. La feuille de route sur laquelle travaille Marie Barsarcq, directrice exécutive impact et héritage, devra être validée lors d’un conseil d’administration de Paris 2024 le 24 janvier prochain. Ce document fixera des actions dans les domaines de l’éducation, de l’environnement ou du social qui accompagneront et survivront aux Jeux. Les partenaires privés pourront d’ailleurs s’associer et à certain volets afin de les financer. Le 4 février s’ouvrira d’ailleurs la deuxième semaine olympique dans les écoles.

Evénementiel. La Journée olympique du 23 juin devrait être une date importante pour Paris 2024 qui va “reprendre la main” sur cette événement orchestré l’an passé par la Ville de Paris. Avant cela, au début du printemps, Thierry Reboul, le directeur exécutif de la marque, de la créativité et de l’engagement, prépare un événement dont l’objectif est de lancer la mobilisation de la population et de tout l’écosystème du sport autour des Jeux. Ce devrait être le début de l’engagement du grand public derrière le projet olympique.

Identité visuelle. Des appels d’offres concernant le logo, l’identité visuelle et la mascotte ont été lancés fin 2018. Cette année Paris 2024 devrait donc désigner les agences ou groupes d’agences qui réaliseront le design des Jeux. La question du logo se pose toujours : faut-il changer totalement ou faire évoluer celui utilisé lors de la candidature ?

Programme olympique. Les 28 et 29 mars, à Lausanne, en Suisse, au nouveau siège du Comité international olympique, Tony Estanguet présentera une liste de sports pouvant potentiellement intégrer le programme des Jeux de Paris 2024. Si le choix définitif n’interviendra qu’en décembre 2020, il est clair que les disciplines qui ne seront pas “pré-sélectionnées” pourront d’ores-et-déjà enterrer leur rêves olympiques.

La rédaction de cette liste, qui pourrait se limiter à 3 ou 4 disciplines seulement, a été confiée à Jean-Philippe Gatien, directeur exécutif des sports. Autant dire que l’ancien champion pongiste est d’ores-et-déjà soumis à la pression des fédérations demandeuses dont certaines ont lancé une campagne de lobbying.

Ce choix est d’autant plus difficile à faire que la charte olympique impose désormais aux organisateurs de rester dans le quota de 10.500 athlètes. Pas un de plus ! Les sports olympiques actuels devront donc faire un peu de place pour accueillir les nouveaux venus. Cette difficile équation est elle-même une véritable discipline sportive.

© SportBusiness.Club. Janvier 2019.