A Tokyo, les Bleus auront leur Maison de la performance

Jeux olympiques

Cet été, les athlètes de l’équipe de France olympique aux Jeux de Tokyo auront l’embarras du choix entre le Village, le Club France… et la Maison de la performance. Ce nouveau lieu leur sera exclusivement réservé. Installé dans une Université au cœur de la capitale japonaise, le site fera office de centre d’entraînement, d’espace de soin et de «bulle de décompression», selon les termes de Claude Onesta, le patron de la haute performance à l’Agence nationale du Sport qui est à l’origine de cette initiative.

«Ce sera un un site de repli, à un quart d’heure du Village, précise Claude Onesta. C’est un endroit qui n’existait pas pour le sport français.» Ce type de base arrière, fermée aux médias et où seuls seront acceptés les sportifs et leur encadrement, est déjà utilisé par d’autres comités nationaux olympiques, notamment celui des Etats-Unis. «Autant vous dire que ce sont des endroits que l’on ouvre pas beaucoup à la concurrence, indique Claude Onesta. Durant les Jeux, les sessions d’entraînement ou de récupération peuvent être compliquées à trouver. Et au Village, les athlètes peuvent perdre leurs repères : là-bas la nourriture est un piège !»

La “Maison” sera financée sur le budget de l’Agence Nationale du Sport et ne serait opérationnelle que pour les Jeux olympiques : l’organisation des jeux paralympiques étant “moins contraignante”. Des navettes la relieraient au Village des athlètes, au Club France et bien sûr aux sites de compétition. «C’est plutôt une bonne chose, car le nombre d’accréditations dont nous pouvons disposer pour accéder au Village est en constante baisse,» commente Alain Contensous Directeur technique nationale de la Fédération française de basket-ball. La Maison des Bleus pourra ainsi accueillir plus de monde et notamment les équipes médicales des différentes fédérations.

© SportBusiness.Club Février 2020

Claude Onesta, Agence Nationale du Sport

Tokyo 2020, combien de médailles ?

Au Japon, cet été, la nouvelle Maison de la performance gardera-t-elle nos Bleus dans le droit chemin, celui des podiums ? Selon Claude Onesta, le patron de la haute performance à l’Agence nationale du sport, l’équipe de France peut viser «35 à 42 médailles». Une perspective basée sur les récents résultats lors de compétitions internationales. «Mais nous pourrions être en recul sur le nombre de titres,» précise le dirigeant qui se dit «réaliste». «Nous sommes actuellement sur un affaiblissement général, avec une pente légèrement descendante, affirme Claude Onesta. Ce n’est pas forcément à cause de notre travail, mais c’est surtout parce que la concurrence travaille mieux. Aujourd’hui, gagner une médaille est beaucoup plus difficile. Nous ne devons pas travailler plus, mais travailler mieux.»