Agence du sport : quelle place pour les sponsors ?

Institutions. L’Agence Nationale du Sport (ANS) se met progressivement en place. L’Assemblée générale constitutive du GIP (Groupement d’intérêt public) devrait se réunir le 16 avril prochain. Ce rendez-vous permettra notamment d’élire les membres du Conseil d’administration. Ils seront vingt selon les statuts de l’entité : 6 pour le collège des représentants de l’Etat, autant pour le collège du mouvement sportif, autant pour celui des collectivités territoriales, et, enfin, 2 pour le collège des “acteurs économiques”. Ils détiennent donc 10% des votes.

Selon nos informations, l’un des sièges voués à ce dernier collège n’échappera pas au Medef, partie prenante dès le début dans le débat sur la nouvelle gouvernance du sport puis ensuite le projet de création de l’Agence. C’est Dominique Carlac’h, vice-présidente du syndicat patronal et président de la commission sport, qui devrait être désignée. Le second fauteuil, lui, pourrait être attribué à L’Union Sport & Cycle, organisation professionnelle rassemblant les principales entreprises du secteur, principalement les fabricants et équipementiers. Ce choix est discuté, mais dans cette hypothèse, c’est Virgile Caillet, délégué général, qui siégerait.

La désignation des représentants au Conseil d’administration de la future Agence est le fruit d’une concertation entre les membres fondateurs du GIP. Concernant le collège des acteurs économiques, ils sont cinq « membres fondateurs » : le Medef, l’Union Sport et Cycle, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), l’U2P (Union des entreprises de proximité) et le Cosmos (Conseil social du mouvement sportif).

Sporsora en consultatif ?

Il y a deux semaines, en marge de son Assemblée générale extraordinaire, Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), s’était félicité «que le monde économique se réunisse seul afin d’élire ses représentants.» Toutefois, au sein de ce collège manquent à l’appel Sporsora, l’association des acteurs économiques du mouvement sportif, en particulier les sponsors et les agences de marketing sportif, ainsi que la Filière Sport, structure rassemblant des entreprises évoluant dans l’univers du sport, comme l’événementiel, par exemple.

Les deux entités ont été écartées des discussions initiales car il ne s’agit pas de syndicats professionnels contrairement aux cinq membres fondateurs du collège des acteurs économiques. Cela ne signifie pas que Sporsora ou Filière Sport soient définitivement oubliées par l’Agence. Celle-ci, c’est écrit dans les statuts, «peut accueillir de nouveaux membres». Justement, d’après nos renseignements, Sporsora aurait déjà présenté sa candidature auprès de l’Agence afin de siéger comme “personnalité qualifiée”. Cette place permet «d’assister aux séances de l’assemblée générale et du conseil d’administration du GIP avec voix consultative

© SportBusiness.Club. Avril 2019.