Caisse d’Epargne accompagne les sportifs retraités

Management

Il y a une vie après le sport de haut niveau. A 36 ans, Bastien Lamon, capitaine de l’équipe de Dunkerque de handball jusqu’au printemps dernier, est passé du parquet de sa salle de sport aux bureaux de la Caisse d’Epargne des Hauts de France. L’ancien joueur professionnel entame sa nouvelle vie comme chargé de clientèle. Une reconversion soutenue par l’établissement bancaire. Ce dernier lance un programme d’accompagnement pour les jeunes retraités sportifs. Objectif : les aider à passer du sport à la vie active, et leur ouvrir une carrière dans la banque.

«Tous les ans, rien qu’en handball, environ quarante joueurs et joueuses professionnels mettent un terme à leur carrière sportive, explique Thierry Martinez, directeur de la communication de Caisse d’Epargne. La plupart n’a pas anticipé cette échéance. Peu ont préparé cette reconversion». Selon la Fédération française de handball, en D1, le salaire moyen mensuel est de 6 900 euros pour un homme et à 2 800 euros pour une joueuse.

Pour les assister dans cette démarche, la banque du Groupe BPCE, partenaire du basket-ball et du handball français, met en place un dispositif calqué sur l’opération Nos quartiers ont du talent consistant à épauler au début de leur carrière professionnels des jeunes de quartiers défavorisés.

Dans les centres de formation aussi

«Nous avons travaillé sur ce projet avec les associations de joueurs professionnels, les agents, mais aussi les clubs et les fédérations, précise Thierry Martinez. Chaque année, 24 athlètes, futurs ou très récents retraités sportifs, seront choisis sur dossier. Il s’agira d’estimer leur motivation et leur envie de travailler dans le secteur bancaire». Ces sportifs, répartis dans les caisses régionales, seront accompagnés par un parrain ou une marraine dans l’initiation de leur nouveau parcours professionnel.

Caisse d’Epargne, qui compte environ 100 000 collaborateurs, recrute 2 500 personnes par an. Trois types de métiers sont envisagés : dans le développement commercial, l’exploitation du numérique ou les fonctions supports. «Nous recrutons beaucoup dans les filières commerciales ou économiques, confie Blandine Jamin, directrice du pôle développement RH chez BPCE. Ce type d’initiative nous permet de “sourcer” des profils atypiques dont les compétences et les valeurs correspondent à ce que nous recherchons. Ces athlètes de haut niveau ont de l’expérience, ils sont tenaces, ont le goût de la relation et l’esprit d’équipe.»

Dans le même temps, Caisse d’Epargne pense aux jeunes des centres de formation, justement les futurs joueurs professionnels. Une formation diplômante certifiée par le Centre de Formation de la Profession Bancaire (CFPB) et ouvrant sur une carrière dans le secteur bancaire a été construite pour eux en tenant compte de leurs contraintes d’entraînement. Là encore, il s’agit de prévoir l’après sport car seuls deux sur dix trouveront un contrat professionnel plus tard.