Charal impose sa griffe sur la Route du Rhum

Sur mer et dans les airs. Au port de Saint Malo, qui accueille les bateaux de la Route du Rhum, Charal se fait remarquer. Il y a d’une part l’Imoca noir-rouge et argent de Jérémie Beyou. Et d’autre part, à quelques dizaine de mètres du rutilant monocoque, le stand de la marque, sur terre. C’est le lieu d’arrivée d’une tyrolienne de 80 mètres baptisée “Charalienne”. Une activation événementielle spectaculaire qui scelle l’arrivée de l’entreprise dans l’univers de la voile.

Ce n’est pas tout à fait une première pour Charal : dans le passé la marque de viande avait parrainé les bateaux de Loïck Peyron et Olivier de Kersauzon. Mais c’était avant son rachat par le groupe Bigard. Cette fois-ci le projet porte sur cinq années jusqu’en 2022. Le programme comprend deux éditions de la Route du Rhum, deux de la Transat Jacques Vabre et un Vendée Globe, point culminant du programme.

«Le bateau est désormais l’emblème de la marque, affirme Mathieu Bigard, directeur général du groupe éponyme. L’un des objectifs de cette opération est d’aller à la rencontre de nos consommateurs. Notre présence dans le Village est donc très importante. Nous souhaitons faire partager l’expérience du bateau avec le public.» L’activation de Charal à Saint-Malo est sans doute l’une des plus spectaculaires pour les visiteurs du Village.

Un espace événementiel modulaire

Posée face aux Imoca prêts à s’élancer dimanche 4 novembre, la structure modulaire de Charal est réalisée avec des containers et a été imaginée par Sportlab. Sur 143 mètres carrés, les visiteurs du Village de la Route du Rhum peuvent humer l’air du grand large. Les plus courageux y testent leur vitesse de moulinet sur un winch en se comparant aux performances de Jérémie Beyou. Le plus gourmands y dégustent les recettes préparées sur place autour du bœuf. Les plus courageux tentent l’expérience de la tyrolienne. IIs sont une centaine par jour.

A l’étage, les invités du groupe Bigard Charal profitent d’une vue imprenable sur le bassin Duguay-Trouin où est amarré le monocoque Charal. «Ce dispositif est pérenne, explique Stéphanie Bérard-Gest, directrice marketing de la marque. Après la Route du Rhum, il sera installé au siège de l’écurie à Lorient pour y réaliser des relations publiques. Puis l’an prochain nous le ré-utiliserons au Havre lors du départ de la Transat Jacques Vabre.» Charalienne comprise. La patte de Charal va rester présente dans la voile quelques temps encore.

© SportBusiness.Club. Novembre 2018


Des produits testés à bord

Marque alimentaire, Charal testera en mer avec Jérémie Beyou son skipper quelques produits spécialement conçus pour la navigation. Il s’agit de préparer le Vendée Globe dans deux ans où le navigateur sera seul durant trois mois. Des aliments lyophilisés ont été spécialement conçus par le laboratoire recherches et développement du groupe Bigard. Si l’expérience est réussie, cette technique de conservation pourrait très biens e retrouver dans les rayons des magasins d’ici quelques années.