Christophe Pinna : «Les J.O. font bouger les lignes du karaté»

Karaté

La tentation était trop forte. Après une retraite sportive de 17 ans, Christophe Pinna, quadruple champion du monde de karaté entre 1993 et 2000, rechausse les gants avec un objectif : participer aux Jeux olympiques de Tokyo 2020 qui célébrera le retour de sa discipline au programme officiel des compétitions. «C’était une anomalie que le karaté ne soit plus olympique», estime l’athlète niçois invité au Sportel, le marché des programmes de sport qui se tient à Monaco jusqu’au 26 octobre.

Christophe Pinna juré des Sportel Awards
2017

«Le karaté a toute sa place aux J.O. d’une part en raison du nombre de pratiquants dans le monde, et d’autre part, parce qu’il intéresse aussi les jeunes générations, assure-t-il. Toutefois, le karaté doit maintenant trouver sa place aussi sur le terrain du sport-business». Selon Christophe Pinna, le karaté souffre encore de l’image Bruce Lee. «Cela change car il y a eu ces dernières années un gros travail réalisé par la fédération internationale, explique-t-il. Des règles ont changé pour rendre le karaté plus télégénique. Il faut notamment beaucoup plus montrer les coups. Je dois d’ailleurs m’y adapter».

Les kimonos, désormais rouges ou bleu pour mieux distinguer les combattants, les protections, l’équipement en général ont évolué. «Le retour aux Jeux fait bouger les lignes et permet d’ouvrir plus facilement des portes, indique Christophe Pinna. C’est ainsi que j’ai pu signer avec des sponsors pour trois ans, les trois années pour préparer les Jeux. Je leur ai vendu cette histoire». La magie de l’olympisme opère aussi sur les marques, et pas seulement sur un sportif multiple champion de France, d’Europe et du Monde qui n’avait pas encore vécu l’aventure des Jeux.