Rugby : coup d’envoi pour France 2023

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Un fou rire et une pierre blanche pour marquer le coup d’envoi de l’organisation de la Coupe du monde de rugby 2023 en France. Le fou rire, c’est celui d’Edouard Philippe. Le Premier Ministre a été victime d’un lapsus malheureux  (voir plus bas) durant son discours lors de la cérémonie de signature de la convention constitutive du GIP (Groupement d’intérêt économique) France 2023 : il lâcha «sucer» au lieu de «susciter de grands champions…». De quoi faire rire l’assistance, dont le Prince Albert II de Monaco et le Premier Ministre aussi. De quoi aussi mettre sur de bons rails ce mondial 2023 décroché l’automne dernier «en grattant le ballon», dixit le même Edouard Philippe.

Une pierre blanche, c’est celle qui, selon Bernard Laporte marque ce samedi 10 mars au Stade France quelques heures avant le “Crunch” entre le XV de France et l’Angleterre. «Le rugby français est entré dans une nouvelle ère», a estimé le président de la Fédération française de rugby (FFR). «C’est grâce à notre histoire exceptionnelle de plus de 100 ans, au fait que le rugby français tient une place majeure dans notre sport et que notre fédération est admirée aux quatre coins du monde que nous avons gagné», a martelé Bernard Laporte.

Objectif : remporter la Coupe du monde 2023

«Le plus dur reste à venir, tempérait tout de même le président de la FFR. Aujourd’hui, ce n’est que la première pierre. Il faut maintenant réussir l’organisation de cet événement qui dépassera la dimension purement sportive. Ce sera aussi une vitrine de rayonnement pour notre pays. Nous avons une ambition économique forte avec plus d’un milliard d’euros de retombées». Bernard Laporte n’oublie pas de fixer l’objectif sportif : «L’équipe de France a l’obligation de remporter cette Coupe du Monde!». Rien que ça.

Le XV de France a donc cinq ans avant brandir, peut-être, la Coupe Webb Ellis. Cinq ans de travail pour le GIP France 2023 désormais officiellement constitué. Son capital est composé à 62% par la Fédération française de rugby, 37% par l’Etat et 1% par le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). Le premier Conseil d’administration, dans quelques semaines, nommera son président. Ce sera Didier Guillaume, ancien sénateur socialiste de la Drôme qui, récemment, a démissionné et décidé d’arrêter sa carrière politique. Une personnalité neutre de l’ovalie comme capitaine du plus grand événement du rugby.

A lire aussi : La France candidate pour l’organisation de la Coupe du Monde 2023.


Le sponsoring géré par la France

C’est la Fédération française de rugby (FFR) qui gérera en interne la grande partie du programme marketing de la Coupe du Monde 2023. La fédération a « racheté » à World Rugby les droits commerciaux des sponsors pour les rangs 2 et 3, c’est-à-dire les partenaires nationaux et les fournisseurs. Les recettes marketing des partenaires mondiaux et des droits TV sont conservées par la fédération internationale et sa filiale commerciale, Rugby World Cup Ltd. La FFR a également repris, avec Sodexo les droits d’hospitalité, et aura donc la main sur l’ensemble des relations publics durant la compétition. L’ensemble représente «un montant total de plus de 118 millions d’euros (£102 millions de livres sterling)». Un montant que la fédération compte dépasser grâce aux recettes sponsoring et hospitalités. Samedi, à la signature de la convention constitutive du GIP France 2023, plusieurs représentants des partenaires commerciaux traditionnels du rugby français étaient présents.

Partenaires mondiaux de la Rugby World Cup Japan 2019 : Emirates, Heineken, Land-Rover, Mastercard, Société Générale, DHL.


Les télés étaient là.

La quasi-totalité des chaînes françaises et groupes audiovisuels était présente samedi 10 mars au Stade de France pour assister au lancement officiel du GIP France 2023. J’ai ainsi noté la présence de François Pellissier, directeur des sports de TF1, Laurent-Eric Le Lay, son homologue à France Télévisions, mais aussi Jean-Christophe Thiery, président du Directoire de Canal+ Groupe, accompagné de Laurent Jaoui, de la direction des sports, et, enfin, Florent Houzot, directeur de la rédaction de Be In Sports. Tous étaient assis sur la même rangée de sièges, les uns à côté des autres. Les droits TV de la Coupe du monde 2023 n’ont pas encore été attribués en France. Ceux de la prochaine édition, au Japon, sont détenus par TF1.


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