Denis Masseglia (CNOSF) : Paris 2024, gouvernance du sport, télévision et sponsoring.

Paris 2024 en ligne de mire. Lors de la cérémonie des vœux pour la nouvelle année, devant le monde sportif français et les présidents des fédérations sportives, jeudi 11 janvier, Denis Masseglia, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a beaucoup évoqué l’attribution à la France et Paris de l’organisation des Jeux olympiques de 204. Presque un quart de son discours y était consacré, histoire de mobiliser et motiver les dirigeants face à cette importante échéance.

«Il faut tout, sauf banaliser ce succès, historique pour le sport français, historique pour la France, a-t-il insisté. Je souhaite vous dire (…) le sentiment de fierté que j’ai ressenti en signant le contrat de ville hôte à Lima. C’était tout le mouvement sportif français que je représentais en cet instant, tous ses clubs, tous ses animateurs, tous ses bénévoles et cela restera le plus important, le plus émouvant moment de ma vie de dirigeant sportif».

Une rétrospective permettant à Denis Masseglia d’enchaîner sur son projet pour l’année 2018 : la réforme de la gouvernance du sport français. «Laura Flessel, ministre des sports, est convaincue de la nécessité d’une remise en question, a déclaré le président du CNOSF. Le modèle sportif français date des années 1960 et, depuis, le monde a changé, les pratiquants sportifs sont devenus des consommateurs, les nouvelles technologies ont bouleversé nos habitudes et c’est désormais une question de survie, notamment pour les fédérations et les clubs, de revoir notre modèle».

Les sponsors écoutés

Ce chantier doit déboucher avec une nouvelle loi sur le sport à la rentrée 2018. Denis Masseglia a d’ailleurs salué la présence de «représentants du monde économique» aux travaux préparatoires. «Il faut juste comprendre que ce dernier ne peut pas, ne doit pas, être considéré comme un simple financeur mais comme un acteur du sport à part entière, ne serait-ce que parce que les activités sportives représentent environ 2% du PIB», a-t-il affirmé.

Toujours à propos de l’échéance olympique de 2024, le président du CNOSF a «mis en garde» les présidents de la nécessité de s’organiser dès maintenant pour accueillir dans les structures fédérales les nouveaux venus au sport. «Les Jeux vont être un fantastique vecteur d’incitation à la pratique et générer de multiples initiatives pour capter de nouveaux adeptes qui pourraient se retrouver, demain, davantage intéressés par une organisation de type communautaire hors club ou par une pratique au sein d’une structure privée», a prévenu Denis Masseglia.

Une chaîne olympique en France

Le président du CNOSF, après avoir rappelé l’importance de la célébration de la prochaine semaine du sport et de l’héritage Paris 2024, a de nouveau évoqué la nécessité de créer une chaîne sportive olympique en France. «Avoir une chaîne identifiée sport est un challenge excitant qu’il nous est offert de relever, a-t-il lâché. L’opportunité qui s’offre à nous aujourd’hui est exceptionnelle. Elle est toutefois soumise aux contraintes de réorganisation de France Télévisions, et c’est pourquoi l’union de toutes les forces sera d’autant plus nécessaire pour convaincre».

Après un mot sur la réforme territoriale, Denis Masseglia est revenu sur le rôle des partenaires et des sponsors du mouvement sportif. «Dans le prolongement de l’attention particulière que nous nous devons de porter aux clubs, figurent les offres partenariales des partenaires du CNOSF dans une démarche de responsabilité sociale, notamment celles de Toyota France, Lacoste, Decathlon et BPCE», a expliqué le dirigeant, mettant ainsi en avant des offres commerciales pouvant être faites aux fédérations sportives par ces marques.

Aider les sponsors du CNOSF à intégrer Paris 2024

Denis Masseglia en a aussi profité pour faire passer un message aux futurs patrons du marketing du Comité d’organisation des jeux de Paris. «Même si les montants partenariaux ne sont pas au même niveau, certains de nos partenaires souhaitent être partenaires du COJO et nous ferons tout ce que pouvons pour qu’ils le soient, ne serait-ce que parce qu’ils ont capitalisé sur l’Olympisme pendant des années à nos côtés, a assuré Denis Masseglia. Pour les autres, nous nous devrons aussi de travailler avec le COJO pour trouver une ou des solutions alternatives afin que leur engagement olympique puisse perdurer».

Enfin, le président du CNOSF a salué l’arrivée d’un nouveau membre français au sein du Comité international olympique, Jean-Christophe Laurent, le président de la fédération internationale d’aviron, aux côtés de Guy Drut et Tony Estanguet. Denis Masseglia a émis le voeux de voir un quatrième dirigeant français accéder au CIO : David Lappartient, récemment élu président de l’Union cycliste internationale.

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