Et si les études d’impact n’étaient pas fiables ?

Un, deux… dix… cinquante milliards d’euros. Les résultats des études de valorisation de l’impact économique des grands événements sportifs laissent parfois pantois tant les chiffres avancés sont élevés. «Pour une seule compétition on peut souvent lire des résultats très différents ce qui engendre des incertitudes,» affirme Jérôme Massiani, professeur d’économie à l’université Ca’ Focarie de Venise.

Invité par l’Observatoire pour la Recherche sur les Méga-Evénements (ORME), une structure mise en place par l’Université Paris-Est en prévision des Jeux de Paris 2024, ce scientifique italien de renommé internationale estime que pour gagner en crédibilité ces études d’impact doivent être réalisées avec beaucoup plus de rigueur et une méthodologie sans faille.

Il faudra toutefois se mettre d’accord sur une méthode. Selon Jérôme Massiani, la meilleure étude du genre sur un grand événement sportif, est celle réalisée par James Giesecke et John Madden sur l’impact des Jeux olympiques de Sydney de 2000. Les deux chercheurs ont utilisé le modèle dit « d’équilibre général calculable. » Le résultat, publié en 2007, sept ans après les Jeux, avait conclu que la compétition avait eu un impact négatif sur l’économie australienne !

Dans cet interview (ci-dessous), Jérôme Massiani explique les différentes méthodes possibles.

© SportBusiness.Club. Décembre 2018.