Et si Paris 2024 gardait le même logo !

Une nouvelle ère débute pour Paris 2014. Celle-ci devrait se concrétiser par un nouveau logo pour le Comité d’organisation (Cojo). Traditionnellement, l’identité de la ville candidate à l’organisation des Jeux olympiques laisse la place à une nouvelle, celle de la ville hôte désignée. Toutefois, face au succès du logo Paris 2024 signé par Dragon Rouge [les chiffres 24 formant une Tour Eiffel], des dirigeants du mouvement sportif français, se posent la question : pourquoi ne pas garder l’actuel ?

L’hypothèse a été sérieusement évoquée au sein de Paris 2024, déjà parce que le logo qui a fait gagner la capitale française est extrêmement populaire. Ce succès a d’ailleurs été multiplié avec le signe de ralliement initié par les athlètes tricolores au retour des Jeux de Rio 2016 : les index et les majeurs des deux mains qui se rejoignent pour former une Tour Eiffel. Un geste inspiré par celui désignant Paris en langage des signes.

Des économies budgétaires

Le logo de la candidature de Paris pour les JO 2024 s’affiche sur l’Arc de Triomphe

L’autre raison pour garder le logo actuel est plus prosaïque. Ce choix permettrait de réaliser de substantielles économies. En effet, la création de l’identité visuelle d’un événement planétaire comme les Jeux olympiques est extrêmement complexe, et, du coup, très onéreuse aussi. Le coût pour ce type de travail est estimé entre plusieurs centaines de milliers d’euros et quelques millions. Il prend en compte une recherche juridique pointilleuse. Il ne faudrait pas que le nouveau logo ressemble à un visuel déjà existant. Tokyo 2020 a justement fait les frais de cette péripétie. Lancé fin juillet, la première mouture a été jugée un peu trop proche du logo du Théâtre de Liège, en Belgique. Résultat : il a fallu le redessiner en urgence. La Formule 1 est confrontée actuellement au même soucis. Même Paris 2024 a été critiqué sur ce point…

Toutefois, même si aujourd’hui le logo “Tour Eiffel” de Paris 2024 est reconnu et très populaire, rien ne garantit qu’il le soit encore dans six ans. «En fait, on risque de s’en lasser vite», confie-t-on au sein du comité de candidature. Gare à l’usure, donc ! «Continuer à utiliser le même logo ce serait aussi s’exposer à une incompréhension marketing, car on aurait alors des marques associées à la candidature, et d’autres, différentes, partenaires de l’organisation, et chacune utiliserait le même logo», explique Antoine Tremblot, le patron du design sportif chez La Fourmi qui prône donc pour une rupture.

Changer de logo pour Paris 2024 répondrait également à une nécessité technique. «Outre le fait qu’il faut obligatoirement montrer un changement de statuts, le cahier des charges d’une ville candidate est totalement différent de celui d’une ville organisatrice», poursuit Antoine Tremblot. D’autant que le logo d’une ville organisatrice doit pouvoir être décliné sur une multitude de supports, seul ou en association avec d’autre visuels, comme ceux des partenaires. Pas sûr que notre “Tour Eiffel 24”, dessinée en hauteur, réponde à ces contraintes. D’ailleurs, la plupart des logos olympiques modernes sont carrés, un format plus « pratique ». Paris 2024, ville organisatrice, aura certainement sa nouvelle identité visuelle… peut-être très inspirée de l’actuelle. Pour la connaître, il faudra attendre au moins 2019. C’est ensuite seulement que Paris 2024 s’attaquera à un autre chantier, aussi lourd : la mascotte !

1 Rétrolien / Ping

  1. Paris 2024 pense à sa mascotte avant son logo | SportBusiness.Club

Les commentaires sont fermés.