A Nîmes, le hand soigne ses hospitalités.

Handball

Repos forcé ce week-end pour les handballeurs de l’USAM Nîmes Gard. Un répit avant le derby du Sud du championnat de France, la Lidl Starligue, dans moins de quinze jours face à Toulouse. Quatrièmes, les Nîmois sont en course pour une place européenne la saison prochaine. Il faudra qu’ils terminent sur le podium pour y être automatiquement qualifié.

Avec un budget annoncé de 3,5 millions d’euros, selon les statistiques de la Ligue Nationale de Handball (LNH), l’USAM Nîmes Gard est pourtant l’une des équipes les moins bien dotées du championnat de France. Le club, toujours structuré en association, est en dessous de la moyenne des vingt équipes de la Lidl Starligue (5,1 millions d’euros) et très loin du leader, le Paris Saint-Germain (17 millions d’euros).

«40% de nos ressources proviennent des subventions des collectivités territoriales, une part qui tend à diminuer, explique David Tebib président du club nîmois. Une partie équivalente sont les recettes de partenariats privés et il s’agit du levier de développement le plus important pour nous. Enfin, le reste du budget vient des droits TV, de la billetterie et des licences

Nîmes compte sur un public nombreux et fidèle. «Nous sommes engagés dans un cercle vertueux lié à nos résultats sportifs, se réjouit le président nîmois. Nous comptons sur une moyenne de 3.000 à 3.200 spectateurs par match et avons débuté l’année avec 700 abonnés. Plusieurs rencontres affichent complet.» Dans sa salle, Le Parnasse, le taux d’occupation s’est élevé à 80% en moyenne la saison passée.

Sur les tenues, 14 marques !

Un projet d’arena de 6.000 places est dans les cartons. La nouvelle enceinte pourrait voir le jour en périphérie de la ville. Pour l’heure, la “Green Team” évolue dans une salle de 3.391 places construite en 1993. «Aujourd’hui, l’enjeu est d’améliorer cet outil, notamment pour faire monter en gamme le niveau de réceptif, indique David Tebib. C’est l’expérience que l’on veut apporter à nos partenaires qui est capitale pour nous

Nîmes fait également le plein de marques, notamment sur les tenues des joueurs : short compris, 14 sont visibles au total ! «Nous tentons, avec notre équipementier Kappa, de réaliser un maillot le plus cohérent possible», indique David Tebib. Il faut faire un peu de place à tout le monde. L’USAM Nîmes-Gard compte plus de 200 partenaires au total.

Le ticket d’entrée pour inscrire son logo sur l’équipement des joueurs nîmois est de 10.000 euros pour la saison. «Mais, même les partenaires à 2.000 euros, on les soigne bien, précise le président gardois. Les partenariats ont progressé de 10% cette année. J’ai mis en place un service marketing de quatre personnes. C’est beaucoup pour un club comme le notre. Mais c’est précieux.»

Une structure qui permet de gérer un nombre important de partenaires. «Nous avons tissé un vrai réseau d’entreprises, poursuit David Tebib. On a cultivé ce savoir-faire dans le handball à cause d’un manque de moyens. Le football, lui, est plus dans une zone de confort grâce aux droits audiovisuels.» Justement, la concurrence avec le ballon rond, et du Nîmes Olympique, ne fait pas peur au président de l’USAM : «On n’a perdu que 3 partenaires partis pour le football,» affirme-t-il. Dans le Gard, les crocodiles ne sont pas ceux auxquels on pensait.

© SportBusiness.Club. Mars 2019.

Mise à jour, lundi 18 mars 2019. L’international français, meneur de jeu de l’équipe de France de handball, Michaël Guigou a signé un contrat de deux saisons avec Nîmes.