Héritage et marketing, duo gagnant pour Paris 2024

Photo Ville de Paris / PARIS 2024

Le directeur commercial du Comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 (COJO) n’est pas encore nommé, mais on connaît déjà une bonne partie de sa feuille de route. Fin février, Tony Estanguet, le président du COJO, avait, devant des annonceurs, levé un peu du voile : il y aurait trois niveaux de partenariats pour Paris 2024, dont le plus important, et le plus cher, débutera dès janvier 2019. On sait maintenant que seule une poignée de marques pourra s’offrir ce rang prestigieux, et visible, estimé à «plusieurs dizaines de millions d’euros» sur la durée du contrat, souffle-t-on au sein du comité d’organisation.

Mercredi 28 mars, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, membre du CIO et président de la commission de coordination des Jeux de 2024 seront à Paris avec Christophe Dubi, directeur exécutif des jeux olympiques au CIO, pour faire un point d’étape avec les membres du COJO : une «revue de projet» en attendant la plus formelle réunion de coordination du 18 juin prochain. On y parlera un peu marketing.

Dans une salle de réunion de l’Accor Hôtels Arena, Tony Estanguet exposera sa vision concernant la stratégie marketing. Outre les rangs de partenariats, il sera question de lots. Ainsi, chaque partenaire pourra bénéficier d’un thème qui sera son territoire d’expression autour des questions liées à l’héritage des jeux. «Il faut voir les sujets possibles, ceux qui peuvent avoir du sens, indique-t-on au COJO. Cette approche est bien vue par les annonceurs». Si bien que, paraît-il, une course serait déjà engagée parmi les sponsors potentiels pour être le premier à se déclarer partenaire de Paris 2024. Pour le Comité de candidature, c’est la FDJ qui avait gagné à ce petit jeu.


Les sites en revue

Le président de la commission de coordination des Jeux de 2024, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, sera à Paris mercredi 28 mars surtout pour faire un premier point sur les futurs sites olympiques. Cette «revue de projet» doit permettre de voir si les structures sont en ligne avec les cahiers des charges sans chercher à avoir les yeux plus gros que le ventre. Ainsi, la capacité du Village olympique, actuellement de 17.000 lits, pourrait être revue à la baisse en optimisant la durée de séjour des athlètes. Le Village des médias, lui, pourrait être tout simplement supprimé car, d’une part, la capacité hôtelière de Paris et sa région serait suffisante, et, d’autre part, le besoin en logements sur le site du Bourget serait finalement moins nécessaire que prévu. «Le sujet n’est pas de faire des économies, mais de maîtriser les investissements avec des équipements qui doivent être le plus pertinents», précise-t-on au COJO Paris 2024. Pour chaque site, l’équilibre doit être trouvé entre les besoins techniques et sportifs, l’héritage pour les populations et le coût de l’équipement.