L’annulation des J.O. coûterait 1,4% du PIB au Japon

Selon une étude menée par le groupe financier japonais SMBC Nikko Securities, citée par les médias locaux, l’organisation des Jeux olympiques de Tokyo 2020 cet été devrait permettre de générer un volume d’activité de 670 milliards de yens (5,73 milliards d’euros) sur le territoire. A l’inverse, l’annulation de l’événement risquerait de peser pour 7.800 milliards de yens (66,76 milliards d’euros) dans le PIB du pays ! Pour cela, le rapport s’est basé sur un scénario catastrophe où la crise sanitaire mondiale du coronavirus se poursuivait jusqu’en juillet avec, donc, comme conséquence le recul de 1,4% du PIB (Produit intérieur brut) du Japon qui serait obligé d’annuler la tenue des Jeux. Au mieux, de les reporter.

Dans ce cas, le plus pessimiste selon SMBC Nikko Securities, les revenus des entreprises japonaises seraient en chute de 24,4% par rapport à la même période en 2019. Dans un scénario moins négatif, c’est-à-dire au mieux avec une épidémie mondiale qui se contient et se terminerait en avril, ce qui permettrait la tenue des Jeux olympiques de Tokyo, les retombées économiques négatives pour le pays se chiffreraient alors à une baisse de 0,9% du PIB du Japon. Les chiffres d’affaires des entreprises seraient quand même en recul de 14,9%, notamment en raison de la chute du tourisme dans l’archipel.

Vendredi 6 mars, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), rapporte le New York Times, aurait discuté de manière confidentielle et non-officielle avec les médecins de fédérations internationales sportives à propos des Jeux olympiques de Tokyo et de l’éventualité de faire disputer les épreuves à huis clos comme cela a été fait dans quelques événements sportifs ces derniers jours. Cette possibilité n’aurait été envisagée que comme une hypothèse.

© SportBusiness.Club Mars 2020


A Tokyo, tous les sites sont opérationnels

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJO) de Tokyo 2020 annonce que toutes les infrastructures prévues pour l’événement sont prêtes. La dernière, le Centre aquatique (“Tokyo Aquatics Center”), a été achevée fin février. Il devrait être inauguré dimanche 22 mars par le Gouvernement métropolitain de Tokyo (TMG), maître d’oeuvre. Au total, 43 sites dont huit nouveaux permanents, vingt-cinq installations existantes et dix temporaires, seront utilisés pour les Jeux de Tokyo 2020, indique le COJO.
Les structures construites pour Tokyo 2020 : Musashino Forest Sport Plaza (mars 2017), Yumenoshima Park Archery Field (février 2019), Sea Forest Waterway (mai 2019), Kasai Canoe Slalom Centre (mai 2019), Oi Hockey Stadium (juin 2019), Olympic Stadium (novembre 2019), Ariake Arena (décembre 2019), Tokyo Aquatics Centre (février 2020).

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