Instagram, l’ami des sportifs

Maxime Castillo lors de la Coupe du monde de bodyboard à Nazaré (Portugal)

Et sur Instagram, vous avez combien de followers ? Cette question, Maxime Castillo l’a entendu à de nombreuses reprises : à chaque contact avec un potentiel sponsor. Le jeune champion français de bodyboard, qui évolue dans le Top 16 mondial, a, comme d’autres sportifs, vite compris que sa vie d’athlète professionnel serait autant liée à ses performances sur les vagues que son surf sur les réseaux sociaux, en particulier Instagram.

«Instagram, c’est la première chose demandée par un partenaire que je démarche, confirme Maxime Castillo, 23 ans et 14 300 abonnés. Je suis d’une génération qui maîtrise bien les réseaux sociaux, mais pour ma carrière sportive et trouver les budgets qui me permettront de vivre de mon sport, j’ai aussi appris à professionnaliser mes contenus, mettre en scène ma vie sportive, mes compétitions, mes déplacements.»

Des stories, que pour les sponsors

Installé à Arcachon, le champion de bodyboard achète des images, photos, films… et monte ses propres vidéos afin d’alimenter ses comptes sur les réseaux sociaux de manière continue. Une nécessité pour exister et offrir une visibilité à ses partenaires. «Je réalise des stories pour mes sponsors et fournisseurs, explique le jeune athlète. La compétition apporte la légitimité et donne du sens aux partenariats. Mais il faut aussi que je raconte des histoires et que j’apporte une part de rêve.»

Pour autant, Maxime Castillo, dont le budget annuel s’élève à quelques dizaines de milliers d’euros, ne se considère pas comme un blogueur. C’est, selon lui, la ligne blanche à ne pas franchir. «Je suis un sportif professionnel, surtout pas un influenceur, insiste-t-il. Mes retours sur les réseaux sociaux ne sont réservés qu’à mes seuls sponsors.» Là également, l’objectif est de choisir la bonne vague.

En savoir plus : podcast de Maxime Castillo.

©️ SportBusiness.Club. Octobre 2018