La Global Sports Week referme ses portes

La première édition de la Global Sports Week se boucle sur un bilan quantitatif et qualitatif très positif. «Nous avons compté plus de 2.000 personnes, dont un tiers d’étrangers venant de 70 pays, a précisé Lucien Boyer l’un des trois fondateurs de l’événement. Ce qui me satisfait également, ce sont les 250 investisseurs ayant assister aux sessions avec les différentes start-up en compétition.» L’ancien dirigeant de Vivendi affiche aussi sa satisfaction concernant les débats et conférences qui se sont tenus durant deux jours au Carrousel du Louvre à Paris. «Ces échanges et les remarques des Young Sport Makers, ces jeunes venus participer aux discussions, ont montré comment les choses changent et doivent changer, mais pas dans un bouleversement négatif, a-t-il poursuivi. Cela montre qu’il faut constamment remettre les choses en cause et ne pas avoir peur du changement

Les équipements ne sont pas encore démontés que Lucien Boyer pense déjà à l’édition suivante, en 2021. «Ce sera à la même période que cette année et à Paris, a-t-il annoncé. Nous inclurons certainement d’autres univers périphériques au sport, comme la santé, le bien-être, l’éducation, la culture ou la production audiovisuelle. Probablement faudra-t-il aussi donner une place plus importante à l’e-sport. La dimension sociétale est devenue une posture nécessaire dans le business. C’est le cas également dans le sport

Lors de la seconde et dernière journée, les problématiques de RSE ont justement été au coeur des principales conférences organisées. «Notre objectif est d’ouvrir toujours plus notre tournoi et d’en faire profiter au maximum de personnes, a expliqué Sally Bolton directrice du planning stratégique et des opérations à Wimbledon. D’un côté tout cela doit se faire aujourd’hui dans le respect de la durabilité. De l’autre notre sport doit rester populaire et pas seulement limité à une élite. Tout cela est un subtil équilibre

L’impact environnemental préoccupe aussi la Formule 1. La discipline, qualifiée de polluante, travaille sur son honorabilité RSE avec l’aide des marques. «Nous effectuons des recherches avec nos partenaires, notamment sur les carburants synthétique, les bio-carburants ou la régénération de l’énergie, a lancé Chase Carey, président exécutif de la Formule 1. Il est important de travailler avec ceux qui possèdent l’expertise. La Formule 1 peut même être une plateforme pour eux

Le deuxième grand thème abordé a été la consommation des événements sportifs dans les médias audiovisuels. «Le direct est l’élément central du sport, celui qui apporte toute l’émotion, a déclaré Guy-Laurent Epstein, directeur marketing de l’UEFA. Cela ne signifie pas que des images proposées en différé ne sont également pas facteur d’émotion. Ce peut être possible avec des histoires autour des sportifs ou des supporters. Ce sont des contenus supplémentaires

Ces images, ce sont les réseaux sociaux qui en profitent, notamment pour toucher les jeunes. «Non, le live n’est pas mort à cause des réseaux sociaux, a tenté de rassurer Benjamin Schwerin, Vice président de Snapchat en charge des partenariats. A nous de créer les bons contenus pour être complémentaires, avec des formats courts et plus impactants auprès des jeunes.» Un discours qu’entends bien Guy-Laurent Epstein de l’UEFA : «Oui, Snapchat peut être complémentaire, a-t-il relevé. Mais c’est moins le cas pour Youtube ou Facebook qui ont des plateformes de diffusion en direct.»

Enfin, pour retransmettre le meilleur spectacle sportif il faut aussi les meilleures enceintes. David Kahn, propriétaire du Paris Basket-ball, qui évolue actuellement en Pro B, attend impatiemment sa nouvelle salle en 2020 Porte de la Chapelle, au Nord de la Capitale. «Si je n’avais pas eu la promesse de cette Arena par la mairie de Paris, jamais je ne serai venu ici, a-t-il expliqué. La France souffre d’un manque d’infrastructures sportives.» L’homme d’affaires américain a de grandes ambitions sportives avec le club parisien et une stratégie marketing qui ne passera sans doute pas par l’e-sport : «Oui, cela va se développer, mais peut-être pas au niveau que beaucoup prédisent.» Un avis qui lance déjà un débat pour l’édition 2020 de la Global Sports Week.

© SportBusiness.Club Février 2020