La gouvernance sur le sport en question

Paris 2024 va secouer le mouvement sportif. La réforme de la gouvernance du sport français est en marche. A l’occasion du Congrès des Maires de France, qui se tient à Paris Expo, Porte de Versailles (Paris), Laura Flessel, Ministre des sports, a lancé le «Comité de pilotage sur la gouvernance du sport», mercredi 22 novembre 2017. La mission de ce groupe de travail est de «repenser l’organisation du sport français avec une autonomie accrue du mouvement sportif en clarifiant le rôle de l’Etat et des collectivités territoriales».

L’objectif est donc de mettre le sport et les athlètes français en ordre de marche pour l’échéance olympique. La Ministre des sports a déjà fixé le cap : 80 médailles, le double de Rio 2016, qui était déjà un record pour les tricolores. Pour cela, le gouvernement reconnaît qu’il est «nécessaire de co-construire un modèle de gouvernance partagée, à responsabilités réparties entre l’Etat, le mouvement sportif, les collectivités territoriales ainsi que les partenaires privés».

Réformer un système voulu par le Général de Gaulle

L’objectif est de définir les grandes lignes de la future loi sur le sport qui devrait être présentée devant les parlementaires à l’automne 2018. Celle-ci viendrait réformer une organisation du sport français mise en place en 1960 par le Général De Gaulle fâché des piètres résultats sportifs de Français aux Jeux de Rome : aucune médaille d’or n’avait été remportée ! Depuis, le mouvement sportif français est placé sous tutelle de l’Etat.

Ce Comité de pilotage comprendra quatre représentants de l’Etat, quatre du mouvement sportif et quatre des collectivités territoriales. Il organisera six séminaires de janvier à juin 2018 auxquels seront conviés d’autres acteurs du monde sportif.

Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) plaide depuis longtemps pour une réforme de la gouvernance du sport français. «Le modèle sportif français doit évoluer car il sera la clé de voûte de la réussite sportive, a-t-il encore insisté devant les Maires de France. Les Jeux olympiques de 2024 seront un accélérateur. Ils vont montrer que le monde a changé. Et le monde sportif doit aussi changer».