La natation synchronisée dans le grand bain

Sept hommes dans la force de l’âge et un peu à la dérive dans leur vie trouvent un sens à leur vie grâce à la natation synchronisée. Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres arpentent les couloirs de leur piscine municipale et son bassin sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire de la discipline. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine et préparer les championnats du monde en Norvège. Une idée qui peut paraître plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de retrouver un équilibre.

Ecrit et réalisé par Gilles Lellouche, Le grand bain a été diffusé hors sélection au dernier Festival de Cannes. L’acteur, dont c’est le troisième long métrage, a mis huit ans pour monter ce projet et cinq pour écrire le scénario de ce film qualifié de Full Monty à la française. Gilles Lellouche souhaitait montrer que l’esprit d’équipe et la solidarité ont souvent des atouts. Le grand bain démontre une fois encore que le sport est un excellent levier pour atteindre ces objectifs là.

Le grand bain, un film de Gilles Lellouche, sortie mercredi 24 octobre 2018.

 


Trois questions à Gilles Lellouche, réalisateur du Grand Bain*

Les acteurs du Grand Bain s’exhibent la moitié du temps en maillot de bain avec un bonnet sur la tête, un pince-nez, pas forcément très sexy. Vous avez eu certaines pudeurs à vaincre ?

Gilles Lellouche : «Pas du tout. Je dois dire que je n’ai eu à subir aucune coquetterie de la part des acteurs. La mise à nu devait se faire à tout point de vue. Je voulais aussi tenir un discours sur le corps, le ventre, des physiques pas forcément très gracieux dans une époque où règne la dictature de l’esthétique parfaite, du corps musclé, tonique. Je souhaitais montrer des hommes entre 40 et 50 ans qui ne sont pas des athlètes, qui vivent avec leur corps, leur bedaine qui sort, leurs poils, en se grattant le genou

Comment se sont passés les entraînements ?

G.L. «Le premier entraînement était une cata ! Au début, Julie Fabre, la chorégraphe de l’équipe de natation synchronisée féminine olympique qui s’occupait d’eux, était sceptique. Au bout de trois semaines, elle m’a dit qu’on allait y arriver. Je vous passe le fait que Balasingham ThamilcheLvan, que j’avais trouvé au cours d’un casting sauvage, m’avait menti – en fait il ne savait pas nager – et que Félix quant à lui, ne supportait pas de mettre la tête sous l’eau alors qu’il joue le pilier ! Bon, pour tout ce qui est jambes à l’extérieur de l’eau, j’avais des doublures, parce que même après sept ans d’entraînement, c’est très compliqué. Ils se sont entraînés comme des bêtes pendant 7 mois, à raison d’une ou deux fois par semaine, ils m’ont épaté !»

Techniquement, la natation synchronisée, c’est compliqué à filmer ?

G.L. «Oui parce qu’il n’y a rien de plus fastidieux que les plans aquatiques mais la problématique principale quand tu tournes dans une piscine, c’est l’acoustique car il y a un écho de malade. Cela dit, le challenge technique m’excitait plus qu’il me rebutait.»

*Extrait du dossier de presse du Grand Bain

 

 

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