Le comité paralympique à la recherche de la nouvelle star

A Pékin en 2022, pour les Jeux d’hiver, le Comité paralympique et sportif français (CPSF) va devoir trouver quelques places supplémentaires pour la délégation tricolore. «Je pense qu’un ou deux athlètes issus du programme La Relève seront avec nous,» indique Jean Minier, Directeur des Sports du CPSF. La Relève, c’est le programme de détection des jeunes talents lancé en 2019 par l’instance sportive. La saison 2 reprendra fin mars à Bordeaux (voir ci-dessous) avec de nouvelles ambitions. «L’échéance de Paris 2024 est une opportunité unique,» affirme Marie-Amélie Le Fur, présidente du CPSF.

«Le principal objectif de ce programme est le recrutement de nouveaux compétiteurs de haut niveau capables de décrocher des médailles d’or, poursuit la jeune femme. Nous visons le Top 10 mondial des nations.» En 2019, La Relève a dépassé les espérances de ses initiateurs avec 660 inscriptions. «Nous en avons sélectionné 177 et après les tests dans les 5 villes où nous sommes allés, il en a été décelé une bonne dizaine qui avait un potentiel de très haut niveau,» précise jean Minier. Ceux-là pourraient intégrer les différentes équipes de France.

Un budget en hausse

En 2020, le dispositif est identique : une inscription, une sélection sur dossier puis des tests physiques lors de journées de détection. «La nouveauté c’est la création d’une team, révèle Marie-Amélie Le Fur. Cette structure va accompagner les athlètes issus du programme, les aider afin de limiter leurs contraintes logistiques et matérielles.» L’ambition est également de créer un groupe et un réseau où les athlètes peuvent partager leurs expériences et s’entraider.

Le budget de la deuxième saison du programme La Relève, toujours réservé aux 16-35 ans, est passé de 100.000 à 150.000 euros, avec 30.000 euros réservés à la communication, essentiellement sur les réseaux sociaux. Les marques partenaires du CPSF, dont le marketing a été confié au Comité d’organisation de Paris 2024, pourront s’associer à cette opération. «Nous voulons capitaliser sur ces parcours de vie, assure Marie-Amélie Le Fur. Ce sont des profils auxquels on pourra s’identifier. Ils pourront être des exemples.»

© SportBusiness.Club Janvier 2020


Les journées de détection

  • Bordeaux : 28 mars 2020
  • Montpellier : 18 avril 2020
  • Paris : 25 & 26 avril 2020
  • Vichy : 16 mai 2020