Le Cojo Paris 2024 déjà surveillé par Bercy

Paris 2024

Au siège du GIP Paris 2024

Mercredi 11 octobre, le Canard Enchaîné révèle que le futur Comité d’organisation des Jeux olympiques (COJO) de Paris 2024 est déjà dans le collimateur du Ministère de l’action et des comptes publics. Un rapport devrait être remis au ministre, Gérald Darmanin «d’ici quelques jours». Selon le journal, Bercy «souhaite qu’un contrôleur soit représenté au conseil d’administration du Cojo, et qu’un comité d’audit et d’éthique soit mis sur pied».

Etienne Thobois, Directeur Général du GIP Paris 2024 à Rio en août 2016

D’après une note du 25 septembre, les salaires des prochains dirigeants du Cojo seraient fixés : 452 000 euros annuels pour Tony Estanguet, prévu pour être président, et 383 000 euros pour Etienne Thobois, qui devrait rester directeur général. Par ailleurs, les membres du comité de candidature auraient perçu des «primes de succès comprises entre 4 500 et 34 500 euros nets».

Le Ministère souhaiterait pour le Cojo des changements importants et non pas une reconduction des personnes déjà en place pour éviter des conflits d’intérêts. «Le choix des dirigeants des futures entités doit donc, de l’avis de la Direction du Budget, conduire à un très large renouvellement par rapport aux équipes du GIP [Paris 2024] ou, a minima, à l’édiction de règles déontologiques strictes préalables au recrutement». C’est l’agence Keneo, dont Etienne Thobois est l’ancien dirigeant, qui est visé.


Paris 2024 dément les montants des salaires

Dans un communiqué, le GIP Paris 2024 indique avoir «pris connaissance de l’article du Canard Enchainé» mais «s’étonne de ne pas avoir été contacté par la rédaction (…), ce qui lui aurait permis de préciser que les montants mentionnés ne constituent en aucun cas la rémunération du Président et du Directeur Général du futur COJO Paris 2024». Le GIP assure aussi que «le document cité dans cet article est une note technique qui s’appuie sur le travail d’un cabinet de recrutement ayant réalisé une étude comparative relative à la rémunération des dirigeants qui ont travaillé à l’organisation des récents grands événements sportifs internationaux».