Le Coq Sportif candidat pour Paris 2024

L’appel d’offres équipementier va bientôt s’ouvrir. Un postulant est déjà sur la ligne départ : Le Coq Sportif. La marque française rêve d’habiller les Jeux olympiques de Paris 2024. «Oui, cela nous plairait», affirme Marc-Henri Beausire, CEO et Président d’Airesis, le fond d’investissement suisse propriétaire de la marque depuis 2005. «Ce type de contrat reste abordable pour nous, poursuit-il. Nous aurons la capacité de production nécessaire, notamment si l’on double la taille de notre usine, ici à Romilly-sur-Seine comme cela est prévu» Une décision positive du COJO [Comité d’organisation des jeux olympiques et paralympiques] permettrait justement de lancer cet investissement.

La bataille de l’équipementier des J.O. de Paris est lancée. Lacoste, partenaire de l’équipe de France olympique jusqu’aux Jeux de Tokyo l’an prochain, connaît un premier adversaire pour ce marché prestigieux. Paris 2024 devrait lancer son appel d’offres “équipementier” d’ici l’été, «fin juin, début juillet», indique une source interne à SportBusiness.Club (voir mise à jour plus bas). Il devrait y avoir deux lots : le premier pour habiller l’équipe de France, le second pour équiper les 50.000 à 70.000 volontaires. C’est le cabinet Veltys, tout récemment désigné, qui accompagnera Paris 2024 dans cette importante consultation dont l’échéance est prévue à l’automne de cette année.

Equipementier olympique dans les années 60

«En tant que marque de sport, nous sommes tout à fait légitimes pour ce dossier,» affirme Marc-Henri Beausire. Le président du Coq Sportif est en plein plan de relance pour sa marque. Aujourd’hui, sa stratégie dans le sport repose principalement autour de trois disciplines : le rugby, le tennis et le cyclisme. Le Coq Sportif l’équipementier du XV de France depuis le 1er juillet 2018, habille le tennisman Richard Gasquet depuis 2014 et fabrique le maillot jaune du Tour de France depuis 2012.

«Dans ce cadre, le football est également un passage incontournable,» poursuit le patron du Coq Sportif qui depuis 2015 est l’équipementier de l’AS Saint-Etienne. C’était un retour chez Verts car la marque a dans le passé été étroitement liée avec le club stéphanois… comme cela a d’ailleurs été le cas avec l’équipe de France de rugby, le tennis tricolore (avec Yannick Noah) ou le Tour de France. «Le Coq Sportif a même été équipementier de l’équipe de France olympique, en 1960 à Rome, 1964 à Tokyo et 1968 à Mexico,» rappelle Marc-Henri Beausire qui n’a qu’une ambition : que l’histoire olympique de la marque se répète.

© SportBusiness.Club. Mai 2019

Marc-Henri Beausire, CEP et Président du Coq Sportif

Mise à jour, mardi 28 mai 2019. Dans une interview accordée à FrancsJeux, Etienne Thobois, directeur général du COJO Paris 2024, évoque le futur appel d’offres équipementiers : «Nous allons lancer un appel d’offres pour l’équipementier. Mais il aura plusieurs dimensions : équipementier de l’équipe de France olympique, des volontaires, du relais de la flamme… Il peut y avoir des lots différents, avec des acteurs du marché plus tournés vers le sport, ou le « casual », voire la mode.»


Le Made in France comme argument

Un coq stylisé sur un bandeau bleu-blanc-rouge. Le logo du Coq Sportif ne fait aucun doute son origine : elle est française ! Pour le fond suisse Airesis, propriétaire de la marque, il s’agit même d’un élément de différenciation sur le marché. L’entreprise s’est engagée dans une politique de relocalisation industrielle. Le site historique de Romilly-sur-Seine dans l’Aube a été restauré. Il accueille aujourd’hui une centaine de collaborateurs, toutes les équipes de recherche et développement, mais aussi désormais une vraie unité de production.

Même si la majeure partie du textile de la marque est fabriquée au Maroc et au Portugal, l’objectif est de développer la production sur le sol français. Tous les tissus sont déjà réalisés et teints en France, puis envoyés dans les usines. «Cela nous permet de produire uniquement ce que l’on vend afin de limiter les stocks et d’être plus réactifs,» explique Marc-Henri Beausire, CEO et Président d’Airesis.

En parallèle, Le Coq Sportif s’est engagé dans une politique de responsabilité environnementale. Ainsi, le maillot des footballeurs de l’AS Saint-Etienne est réalisé avec du coton bio. «La maîtrise des ressources naturelles est de notre responsabilité, assure le dirigeant. On ne sera jamais parfait sur ce domaine, mais c’est un véritable enjeu pour nous.» C’est même aussi un argument marketing pour Le Coq Sportif dont les maillots sont vendus 20% à 30% plus chers que ceux de la concurrence.


Vingt maillots jaunes uniques pour le Tour de France

Pour célébrer cette année le centenaire du maillot jaune du Tour de France, le Coq Sportif a concocté 20 tuniques différentes, une par étape. Chaque maillot est unique, éclatant d’or, évidemment, et reprenant un visuel en rapport avec l’étape : l’Atomium de Bruxelles où sera donné le départ de la Grande Boucle, la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi, terme de la 10e étape, ou le Pont du Gard, départ de la 17e. Les grands noms du Tour sont également à l’honneur avec les visages de Bernard Hinault, Eugène Christophe, premier porteur du maillot jaune ou le Belge Eddy Merckx, qui a passé 96 jours en jaune, le record. C’est dans son usine de Romilly-sur-Seine, dans l’Aube, que Le Coq Sportif réalise de A à Z les 300 maillots nécessaires pour la course. Tous sont réalisés à la main en utilisant les techniques les plus modernes, notamment la sublimation thermique. La marque fait de cet événement la vitrine d’un savoir-faire qu’elle compte relocaliser en France (voir plus haut). Des réplicas de ces maillots jaunes exceptionnels seront proposés à la vente, mais en trois versions seulement : l’Atomium, un paysage de montagne et l’Arc de Triomphe de Paris.


Le Coq Sportif en bref

  • Chiffre d’affaires
    • 2017 : 117,4 millions d’euros
    • 2018 (résultats préliminaires) : 121 à 123 millions d’euros (+3% à 5%)
    • 2019 (prévision) : 135 millions d’euros
  • Marge brute
    • 2017 : 45%
    • 2018 : entre 48% et 50%
  • Ebitda
  • 2017 : 3,8 millions d’euros
  • 2018 : 4,5 à 5,5 millions d’euros
  • Les collections life-style représentent 80% de l’activité du Coq Sportif, contre 20% pour les vêtements techniques. L’objectif est de faire croître cette part.
  • La partie chaussures, produites encore pour l’essentiel en Asie, représente la moitié de l’activité. La seconde moitié provient du textile.

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