Le foot version responsable

RSE

Il n’y a pas que l’argent dans la vie. Même dans le football. La Ligue de football professionnel (LFP) lance son programme RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). A partir du week-end prochain, pour chaque but marqué en Ligue 1 ou en Ligue 2, l’instance sportive offrira 100 euros à deux structures chargées d’aider les jeunes supporters dans leurs formations professionnelles. «Le football peut aider au développement d’une société plus inclusive, affirme Nathalie Boy de la Tour, présidente de la LFP. D’un autre côté, la Ligue est aussi une entreprise qui doit s’engager». La quasi-totalité des clubs professionnels, 97% selon la LFP, réalise déjà des opérations solidaires : «plus de 3000 l’an passé, ce qui a permis de toucher un million de personnes», affirme la dirigeante.

La Ligue indique d’ailleurs que le football professionnel français reverse 4% de son volume d’activité dans des actions solidaires. «C’est beaucoup mieux que les 0,4% des entreprises du CAC 40», lâche Nathalie Boy de la Tour, ancienne dirigeante de la Fondaction du football. «Les actions engagées par les clubs se poursuivront, indique la présidente de la LFP. La Ligue va aussi continuer les siennes, comme avec les Restos du Cœur lors de la Coupe de la Ligue où 300 000 euros ont été versés. Notre projet, voté à l’unanimité, était de mettre en place une action nationale durant tout la saison envers les jeunes et dans le domaine de l’éducation, la formation».

«La LFP n’avait pas une bonne image»

La LFP s’est rapprochée de deux jeunes sociétés de l’économie sociale et solidaire : Epic, une structure privée à but non lucratif qui apporte des solutions pour les versements de subventions aux associations, et Simplon.co, un réseau d’écoles pour jeunes adultes spécialisées dans la formation des métiers du digital, et notamment l’écriture de codes informatiques. La Ligue promet d’être très transparente sur les montants versés et leur utilisation. Ainsi, les 28 buts inscrits lors de la 19e journée auraient permis de dégager 330 heures de formation.

Communiquer autour de ces actions est aussi une question d’image pour la LFP. «Ce projet est stratégique pour la Ligue qui est trop souvent perçue comme l’entité qui réglemente et sanctionne, indique Nathalie Boy de la Tour. Nous n’avions pas une bonne image. Maintenant, tout ce qui peut faire grandir le football est bon. Il est important d’inscrire le football dans la société. L’erreur aurait été de ne rien faire».

L’étape suivante, selon les vœux de la présidente de la LFP, est d’espérer que les clubs s’approprient ce projet et que les partenaires commerciaux du football s’y associent. L’autre souhait est d’espérer voir les joueurs professionnels Français se responsabiliser eux aussi, à l’image de Juan Mata, l’espagnol de Manchester United qui l’été dernier a annoncé qu’il reverserait désormais 1% de son salaire à une association caritative. «La mécanique est lancée, assure Nathalie Boy de la Tour. Maintenant, si le football peut verser encore plus…»

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