Le Groupe Setin navigue pour sa notoriété

Un tour du monde pour célébrer un centenaire. En 2020, le Groupe Sétin, enseigne de distribution spécialisée dans la quincaillerie de bâtiment fêtera ses 100 ans. Le bateau à son nom sera alors en course dans le Vendée Globe, quelque part au milieu de l’Océan Indien dans les mers du Sud. En attendant l’Imoca Groupe Setin et son skipper Manuel Cousin seront dimanche 4 novembre au départ de la Route du Rhum.

La voile doit porter le centenaire de l’entreprise normande. Le projet de Manuel Cousin est ainsi arrivé très opportunément. «C’était l’un de nos fournisseurs, explique Eric Sétin, Pdg du groupe éponyme. Nous travaillions avec lui depuis plusieurs années. Il y a deux ans il nous a parlé de sa passion et son envie de devenir skipper professionnel.» La conversation était tombé à pic.

Dans un premier temps, le Groupe Sétin aide son nouveau poulain en Class 40, notamment sur la Transat Jacques Vabre. Le grand saut vers l’Imoca, la catégorie reine des courses transatlantiques, intervient très vite après cette expérience. «Les valeurs de la voile correspondent bien à une entreprise familiale comme la nôtre, précise Eric Sétin. Nous étions aussi en réflexion pour trouver un support de communication pouvant accompagner notre développement sur le grand Ouest.»

Objectif notoriété

Il s’agit d’une réelle opération de communication. L’objectif premier du monocoque Groupe Sétin est d’accroître la notoriété de l’enseigne de distribution notamment sur les régions de la façade Atlantique. «Le bateau nous sert aussi de moyen de communication en interne, poursuit Eric Sétin. Plusieurs de nos collaborateurs ont travaillé sur l’Imoca. Par ailleurs, nous réalisons aussi des opérations de relations publiques avec nos clients

Le groupe, qui réalise 200 millions d’euros de chiffres d’affaires, a dégagé un budget spécial pour cette opération : «quelques centaines de milliers d’euros», confie Eric Sétin. Pour autant, ce dernier n’attend pas un retour sur investissement directement quantifiable. «Ce n’est vraiment pas possible de le mesurer, affirme-t-il. Il s’agit plus une affaire d’intime conviction

Quant aux performances sportives, le patron du groupe est réaliste. «Même si Manuel Cousin et nous-mêmes sommes toujours à la recherche de la performance, on ne se fait pas trop d’illusion : nous ne ne gagnerons ni la Route du Rhum, ni le Vendée Globe, lâche Eric Sétin. L’idée c’est d’avoir des histoires à raconter.» Sur une transat comme un tour du monde, il y en aura forcément beaucoup.

© SportBusiness.Club. Octobre 2018


Le 71 est dans la course

Dans le port de Saint-Malo, où sera donné le départ de la Route du Rhum dimanche 4 novembre, le monocoque Groupe Setin de Manuel Cousin arbore fièrement un énorme  “71” sur sa proue. Contrairement aux autres classes, en Imoca le navigateur peut choisir le numéro de l’immatriculation de son bateau, et ce fut donc FRA 71. Ce chiffre ne doit rien au hasard : il peut également se lire “sept-un”, comme Sétin.