Le Ministère des Sports réactive le CFSI

C’est une belle endormie que compte réveiller le ministère des Sports. Créé en 2012 à l’initiative du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), le Comité Français du Sport International (CFSI) mis en sommeil depuis deux ans devrait être réactivé. A l’époque, la structure, portée par Bernard Lapasset, était chargée de faire entendre la voix du mouvement sportif français dans les instances internationales. Un budget permettait notamment de financer les campagnes de dirigeants lors d’élections à des fédérations européennes ou mondiales. David Lappartient en a profité pour conquérir la présidence de l’Union cycliste international (UCI), et Jean-Christophe Rolland pour être élu membre du Comité international olympique.

Le projet de relancement du CFSI s’inscrit autour de trois objectifs. D’abord, consolider l’influence des fédérations françaises dans leur environnement international, «en leur apportant soutien en ingénierie, accompagnement et conseil,» indique le ministère. Ensuite, renforcer «l’influence et le rayonnement du sport français sur la scène internationale,» notamment en continuant à aider les dirigeants nationaux à accéder à des fonctions plus importantes au sein des instances sportives. Enfin, «élargir le champ d’action du sport français en créant des synergies avec des acteurs d’autres secteurs.»

L’idée séduirait les acteurs du sport français. Au ministère des Sports on indique «que rien ne freine ce projet.» La réflexion aujourd’hui est d’estimer les nouveaux contours de cet organisme afin qu’il s’inscrive dans un univers où le sport français est guidé par l’échéance des Jeux olympiques de 2024. Ainsi, le CFSI newlook, qui serait d’ailleurs rebaptisé, pourra également coordonner, conseiller et aider les fédérations sportives françaises désireuses de candidater pour l’organisation d’un grand événement sportif international. Un autre volet serait d’aider les entreprises françaises du sport à l’export.

© SportBusiness.Club Janvier 2020