Le mondial de foot féminin 2019 en quête de sponsors

Football

Gianni Infantino, le président de la FIFA a de l’humour : «Je propose de rebaptiser le Musée de l’Homme, Musée de la femme». Curieux endroit en effet pour lancer officiellement la Coupe du monde de football… féminin. Organisée par la Fédération française de football (FFF), la compétition se disputera du 7 juin au 7 juillet 2019 dans neuf stades : le Parc des Princes, à Paris, qui abritera la cérémonie d’ouverture, Rennes, Le Havre, Valenciennes, Reims, Montpellier, Nice, Grenoble et Lyon, où seront disputées les demi-finales et la finale.

Ce sera la huitième édition de cette compétition qui rassemblera 24 équipes, dont celle de France, qualifiée d’office. Celle-ci n’a pas encore, à ce jour, décroché de titre international majeur. Sa meilleure performance est une demi-finale mondiale en 2011. Un million de billets est prévu à la vente pour cette Coupe du monde 2019. Ce sera d’ailleurs le poste de recette le plus important de la FFF, qui ne pourra compter ni sur les droits TV (dont ceux versés par TF1 diffuseur de la compétition) ni sur les chèques des sponsors internationaux de la FIFA. Ils sont sept aujourd’hui : Adidas, Coca-Cola, Wanda, Gazprom, Hyundai/Kia, Qatar Airways, Visa.

Six sponsors nationaux

En revanche, le service marketing de la FFF peut recruter des sponsors nationaux, six au total, sur le même modèle que l’Euro 2016. Si les tickets d’entrée ne sont pas encore affichés, le guichet, en revanche, est d’ores et déjà ouvert, surtout pour les partenaires de la fédération : Crédit Agricole, EDF, PMU, Accor Hôtels, Carrefour, KFC, Archos, Belin et Pasquier. Coca-Cola, est déjà lié avec la FFF. Volkswagen et Nike sont quant à eux bloqués par leurs concurrents en place.

L’objectif de la FFF est d’équilibrer économiquement un budget d’organisation de 40 millions d’euros, comme cela avait été présenté dans le dossier de candidature. Le second but de l’instance est de développer la pratique sportive et footballistique auprès des jeunes femmes. «L’héritage que nous voulons laisser après ce mondial est très très important pour nous, insiste Brigitte Henriquès, vice-présidente de la FFF. Nous avions 82 000 licenciées en 2011. Nous sommes aujourd’hui à 165 000. Nous visons la barre des 200 000 en 2019».

En lumière !

Pour séduire ses potentielles futures adhérentes, et initier la campagne de communication de la Coupe du monde 2019, la FFF lance vendredi 22 septembre à Rennes la tournée du Trophée mondial. Il voyagera accompagné de son logo, censé refléter «l’union de plusieurs signes distinctifs de la France : le drapeau, l’élégance et la modernité», de son slogan «Le moment de briller» et au sein d’un univers visuel «exposant la richesse culturelle de la France mais aussi sa dimension festive» dont le dénominateur commun est «la lumière». Espérons surtout que nos Bleues la trouve en 2019.


Du canoë-kayak 2017 à Paris 2024

Laura Flessel, Ministre des Sports, s’en réjouit : «La France est la terre d’accueil des grands événements sportifs internationaux». Le mondial féminin de football 2019 s’inscrit effectivement dans un agenda sportif particulièrement fourni : Championnats du monde de canoë-kayak (23 septembre au 1er octobre 2017), Gay-Games (4 au 12 août 2018), Ryder Cup en golf (28 au 30 septembre 2018), Euro de handball féminin (30 novembre au 16 décembre 2018), Coupe du Monde de football féminin (7 juin au 7 juillet 2019), Championnats d’Europe d’athlétisme (26 au 30 août 2020), Jeux olympiques (2 au 18 août 2024). Sans compter les candidatures en cours, comme celle pour l’organisation de la Coupe du monde de rugby 2023.

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