Le privé dans les projets de Roxana Maracineanu

Institutionnel

Les partenaires privés, entreprises et sponsors du sport, font partie des projets de Roxana Maracineanu. Dans le bilan que la Ministre des sports dresse pour sa première année de fonction, figurent en effet ce que l’on nomme les acteurs économiques. Deux représentants siègent au sein de l’Agence Nationale du Sport (ANS) mise en place cette année : Virgile Caillet pour l’Union Sport & Cycle, et Dominique Carlac’h pour le Medef. L’ancienne championne de natation souhaite intégrer de plus en plus les sociétés dans les dossiers qu’elle compte mener ces prochains mois.

«Il y a de vraies mutualisations à trouver avec les entreprises, affirme la Ministre des Sports. Avant, il n’y avait pas de projet sur lesquels nous [institutions ou collectivités] travaillions ensemble.» Dans un premier temps, Roxana Maracineanu, compte placer le développement de la pratique du sport en entreprise parmi ses priorités. Ainsi, elle se réjouit d’une prochaine circulaire qui devrait statuer sur le fait que l’accès à une salle de sport dans les bâtiments d’une société n’est pas un avantage en nature pour les salariés. Adidas avait été confronté à ce problème. Ce cas devrait faire jurisprudence.

«Les acteurs du privé ne sont pas une tirelire.»

Par ailleurs, le Ministère va tenter de faciliter la mise en relation entre les institutions du secteur public et les acteurs du privé. Roxana Maracineanu cite en exemple ces foires aux associations sportives traditionnelles en début de saison dans les communes : leur organisation pourrait intéresser une enseigne de distribution qui cherche aussi à toucher ce public. «C’est ce type d’opération à trouver, affirme la Ministre des Sports. Nous ne sommes pas contre la présence marchande, quand on n’oblige pas les gens à aller dans un magasin.»

La Ministre semble avoir été impressionnée par les initiatives lancées par Decathlon, et plus particulièrement la création de vestiaires et douches dans un container pouvant être installé partout et facilement transportable. «Le monde du sport doit comprendre que les acteurs économiques ne sont pas une grosse tirelire qui va pouvoir être partagée, insiste Roxana Maracineanu. Il y beaucoup d’autres choses à faire avec eux

©️ SportBusiness.Club. Septembre 2019