Le Seven, nouvelle merveille de Capgemini

Fini le quinze, Capgemini se concentre sur le sept. Le géant français de l’ingénierie informatique se tourne vers le le rugby à 7, plus communément appelé “Seven”. Capgemini, longtemps investi dans des clubs du Top 14 (Biarritz, Grenoble…), à l’initiative de son fondateur Serge Kampf, est, en janvier dernier, devenu “Global Innovation Partner” de la World Rugby Sevens Series le circuit mondial de la discipline qui faisait étape à Paris les 9 et 10 juin.

«Cet engagement nous permet de poursuivre dans le rugby, un sport où Capgemini est présent depuis 25 ans, explique Thomas Hirsch directeur marketing et communication France de l’entreprise. Avec le “seven” nous restons dans nos valeurs mais avec une discipline plus universelle, moderne et innovante». Sport olympique, le rugby à 7 souffle en effet un vent nouveau dans l’ovalie. Plus dynamique, la discipline a une image festive et touche un public plus jeune que le rugby à 15. Elle couvre également un plus grand nombre de pays, comme la Russie, les Etats-Unis ou l’Espagne.

«D’une part, ce partenariat nous permet de nous faire connaître auprès des étudiants, car le recrutement est un véritable enjeu pour nous, indique Thomas Hirsch. Nous recrutons 30.000 personnes dans le groupe par an, dont 4.000 en France et 80% d’ingénieurs». Le “Seven” offre à l’entreprise une image plus dynamique et sympathique auprès de cette population très recherchée et courtisée. La visibilité de la marque sur les terrains est indispensable à Singapour, Hong-Kong, Sydney ou même San-Francisco où se disputera la Coupe du Monde du 20 au 22 juillet.

Un savoir-faire technologique

«L’autre partie de l’accord concerne l’utilisation des data, que ce soit pour améliorer la fan-experience des spectateurs ou d’améliorer les performances des équipes», ajoute le dirigeant de Capgemini. L’entreprise a développé un logiciel capable de traiter la masse de données techniques autour d’une vingtaine d’items : le Digital Stat Hub, un outil encore en développement dont l’objectif est notamment d’apporter une meilleure lecture des matchs lors des retransmissions.

Dans la même logique, Capgemini a lancé un programme de soutien aux start-up dans ces domaines : l’amélioration de la fan-expérience ou des performances sportives. Après Vivatech, une entreprise française, Pop’n Link, accompagnera la SSII à San-Francisco pour l’aider à vendre sa solution à la fédération internationale de rugby.

Dernier volet de l’activation de l’entreprise dans le “Seven” : l’hospitalité. Un millier de clients est invité lors des 10 étapes mondiales des “Series”. Une opportunité pour montrer le savoir-faire technologique de l’entreprise dans le domaine du traitement des données. Pour les relations publics le “Seven” possède un autre avantage par rapport au “rugby traditionnel” : les compétitions ne se limitent pas à un match mais durent toute une journée.