L’e-sport prudent avec les J.O.

eSport

Compétition ESWC organisée dans le cadre de la Paris Games Week 2017

L’intérêt du mouvement olympique pour l’e-sport, formulé officiellement samedi 28 octobre, n’affole pas le secteur. «Une intégration de l’e-sport aux Jeux olympiques n’est pas une obligation pour le développement de la discipline», a affirmé Cédric Page, directeur général de Webedia Gaming lors d’un “e-sport Summit” organisé par Webedia la veille de l’ouverture de la Paris Games Week qui se tient à Paris Expo du 1er au 5 novembre.

«L’e-sport ne pourra pas intégrer les Jeux olympiques tant que la discipline reste géré par les éditeurs des jeux vidéos, a expliqué le dirigeant. On comprend, bien-sûr, l’intérêt du Comité international olympique confronté à la baisse d’intérêt des jeunes générations. Mais, avant que l’e-sport ne soit olympique, il y a encore beaucoup de travail».

Les sponsors sont pour

Bertrand Amar, directeur de ES1, la chaîne consacrée à l’e-sport que Webedia lancera le 1er décembre, était plus mesuré : «L’e-sport fera partie des Jeux olympiques, ça va arriver car toutes les organisations sportives ont envie de s’associer à ce phénomène, a t-il déclaré. Toutefois, ce sera sans doute de marge de ces compétitions, et pas totalement intégré». Bertrand Amar pointe aussi du doigt le contrôle des règles par les éditeurs des jeux, propriétaires de leurs droits. «Cette situation n’est sans doute pas compatible avec l’esprit olympique», prévient le producteur.

Alban Dechelotte, directeur marketing entertainment de Coca-Cola

«C’est sûr qu’il faudra des ajustements, mais l’e-sport a sa place aux Jeux, car on y retrouve aussi les valeurs de dépassement ou de fair-play», a indiqué Yannick Pivot, Product manager chez HP qui a développé une gamme d’ordinateurs dédié au jeu. «Coca-Cola est un partenaire historique des jeux olympiques et est désormais engagé dans l’e-sport, a expliqué Alban Dechelotte, directeur marketing entertainment de Coca-Cola. Nous sommes ravis que nos partenaires se parlent car nous voyons là un développement très favorable pour l’e-sport». Sans surprise, les marques, elles, poussent à cette reconnaissance olympique.