Le Stade de France regarde déjà l’après-JO

Entrée du Stade de France

Le Stade de France fête ses 20 ans. L’enceinte de Saint-Denis a déjà les yeux tournés vers 2024 et l’échéance des Jeux olympiques de Paris… et même au-delà. Construit pour la Coupe du monde 1998, inauguré le 28 janvier de cette même année, le bâtiment a accueilli près de 35 millions de spectateurs et 450 événements. L’objectif aujourd’hui est de le mettre en mode J.O. Le Stade de France accueillera les cérémonies d’ouverture, de clôture, les épreuves d’athlétisme et certainement la vasque où brûlera la flamme des jeux durant l’événement.

A Saint-Denis, au Nord de Paris, la construction du stade a bouleversé les lieux. Ancienne friche industrielle, le site accueille aujourd’hui des kilomètres carrés de bureaux et plusieurs sièges d’entreprises. Paris 2024 apportera le Village des athlètes et la piscine olympique au pied de l’enceinte. Une passerelle enjambant l’autoroute A1 sera construite. Même le siège du Comité d’organisation devrait s’installer dans le quartier.

Pas de couverture prévue

Pour entrer dans ses habits olympiques, le Stade de France devra être réaménagé. Le bâtiment a déjà bénéficié d’un coup de neuf à l’occasion de l’Euro 2016. Il y a deux ans, les salons de relations publics ont été rénovés, la salle de presse a été reconstruite, le wifi a été déployé pour tous les spectateurs… et toutes les toilettes ont été entièrement refaites.

Henry de La Monneraye, Consortium Stade de France

Pour les Jeux, le coût total des travaux s’élèverait à 70 millions d’euros. Concernant le règlement de cette facture, Henry de La Monneraye, directeur délégué du Consortium Stade de France (67% Vinci, 33% Bouygues), confiait, en septembre 2017 à l’occasion de la présentation de nouveaux espaces hospitalités, qu’une discussion devait s’ouvrir avec Paris 2024. En effet, la concession entre l’Etat et la Consortium arrive à échéance en juin 2025. Difficile, donc, pour les gérants de l’enceinte, de prévoir un tel niveau d’investissements s’ils n’ont pas l’assurance que leur contrat sera prolongé.

En parallèle, le Consortium discute aussi avec les fédérations françaises de football et de rugby. Le contrat avec la première, pour l’accueil des matchs des Bleus, se termine aussi en 2025. Celui du second expire… en juin 2018. De plus, un an avant les Jeux, la France recevra la Coupe du monde de rugby, dont le Stade de France sera centre de l’organisation. L’avenir du Consortium, qui a bouclé 2017 avec un bénéfice situé entre 3 et 4 millions d’euros, se joue donc ces prochains mois. Ces nouveaux accords permettraient à l’enceinte sportive d’envisager très sereinement un trentième anniversaire en 2028.

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