Le Val d’Oise attend aussi Paris 2024

Collectivités

Hébergés à Paris et en Seine Saint-Denis, les Jeux Olympiques de 2024 éviteront le Val d’Oise. Toutefois, le département d’Ile-de-France n’est pas jaloux et compte, lui aussi, profiter de l’événement mondial. «C’est logique de pas avoir été retenus, car nous n’avons pas d’infrastructures suffisantes, reconnait Marie-Évelyne Christin, vice-présidente du Conseil Départemental du Val d’Oise. Mais, il n’est pas question de passer à côté».

L’élue compte proposer des sites de son département comme bases-arrière pour des délégations nationales, et cela le plus tôt possible avant 2024. «Nous avons la chance d’avoir des installations performantes comme la piscine olympique de Sarcelles, la base de loisirs de Cergy ou le CDFAS (Centre départemental de formation et d’animation) à Eaubonne», assure Marie-Évelyne Christin. Ce dernier site, qui accueille meeting féminin d’athlétisme vendredi 9 février (voir-plus bas), réunit plusieurs installations, dont on d’ailleurs profité les handballeurs tricolores avant les Jeux de Rio 2016.

Cahier des charges de Paris 2024 à l’automne

Marie-Évelyne Christin confie être déjà en contact avec plusieurs délégations étrangères. Du coup, le département attend impatiemment le cahier des charges pour les sites d’entrainement que le COJO Paris 2024 doit publier à l’automne prochain. «Dès le 14 septembre, au lendemain de l’attribution officielle des Jeux à Paris, nous avions contacté tous les maires du département, et beaucoup ont manifesté leur intérêt», explique-t-elle Une réunion est d’ailleurs prévue fin mars pour faire le point sur les possibilités d’accueil.

«Et puis, Paris 2024, c’est aussi une opportunité pour nous en termes d’hébergement et de tourisme», ajoute la vice-présidente du Val d’Oise qui rappelle que pour les spectateurs étrangers la principale porte d’entrée des Jeux olympiques de Paris sera l’aéroport de Roissy-en-France… dans le Val d’Oise.


Le Val d’Oise parie sur les femmes

Le troisième meeting d’athlétisme français est exclusivement réservé aux femmes. Vendredi 9 février, 1.200 spectateurs sont attendus au CDFAS d’Eaubonne, dans le Val d’Oise, pour la 7e édition d’un meeting féminin qui a trouvé sa place, non sans peine. «Quand nous avons lancé l’idée d’un tel projet, uniquement réservé à des sportives, beaucoup de mes collègues n’y croyaient pas», se souvient Marie-Évelyne Christin, vice-président du Conseil départemental. Doté d’un budget de 160 000 euros, l’événement est devenu international et bénéficie d’une couverture télé. De quoi réjouir des athlètes qui s’estiment toujours moins bien traitées que les hommes. «A la télévision, on voit beaucoup plus d’épreuves masculines que féminines, affirme Antoinette Nana Djimou sacrée quatre fois championne d’Europe. Dans les médias, nous n’avons pas le même traitement que les hommes. Or, il y a aussi des sportives hors-normes. Ce n’est pas normal. C’est un manque de reconnaissance. Ce type d’événement est bon car il nous permet justement de nous mettre en valeur».