Le Village de Paris 2024 passera par la Seine

La Seine jouera un rôle central dans la construction du Village olympique de Paris 2024 à Saint-Denis (Seine Saint-Denis). En effet, c’est par le fleuve que seront transportées les 500.000 tonnes de déblais générés par les travaux sur le site. Un accord a été signé mardi 21 janvier entre la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solidéo), Haropa – Ports de Paris, et les Voies navigables de France (VNF) sous l’égide du préfet de la région Ile-de-France. Le choix de ce moyen de transport se serait imposé naturellement selon Nicolas Ferrand, directeur général exécutif de la Solidéo. «Nous garantissons à travers le transport fluvial une maîtrise du bilan carbone mais aussi les délais de construction,» explique l’intéressé.

Cet accord satisfait pleinement Haropa – Ports de Paris et VNF deux structures qui vont en profiter pour faire la promotion du transport fluvial. Au-delà de l’activité générée par le chantier du Village olympique, toutes deux espèrent bien que l’événement offrira un coup de projecteur sur leur mode de transport. «Une tonne transportée par bateau c’est 4 à 5 fois moins en impact environnemental que la même, quantité transportée par la route, affirme Thierry Guimbaud, directeur général de Voies navigables de France. Ce type de transport est fiable, à l’heure et offre une importante réserve de capacité ; nous pouvons faire naviguer quatre fois plus de bateaux sur la seine que ce qui existe aujourd’hui.»

De son côté, Haropa – Ports de Paris a lancé le projet “Le Pari de la Seine” dont le but est de fédérer les acteurs du fleuve francilien autour des Jeux sur différents enjeux, notamment la poursuite du développement du transport fluvial. Celui-ci a gagné 10% en fret et 4% en tourisme ces dernières années. «Nous souhaitons aussi reconquérir le bon état des eaux de seine avec un plan de travaux d’assainissement, non seulement pour les Jeux mais également pour laisser un héritage avec l’aménagement de baignades publiques pérennes,» déclare Catherine Rivoallon, présidente du Conseil d’administration d’Haropa – Ports de Paris. Sur ce point, souvent promis par les élus mais jamais atteint, l’échéance olympique devrait cette fois éviter d’emmener les Parisiens en bateau.

© SportBusiness.Club Janvier 2020