La Leaders Cup n’est plus la Coupe à Mickey

Disneyland Paris Leaders Cup 2018

Les rigolos, ils ne sont pas sur le parquet mais à quelques mètres de là, dans les Parcs de Disneyland Paris. Créée en 2013, la Leaders Cup s’est imposée comme un moment phare de la saison du basket français. La compétition réunit les huit meilleures équipes du championnat. «Même s’il y a la magie du lieu, sur le terrain on voit bien que les équipes ne viennent pas pour le tourisme, se réjouit Alain Béral, président de la Ligue nationale de basket-ball (LNB), organisatrice de l’événement. Les joueurs sont là pour gagner». Ce n’est plus la Coupe à Mickey, comme l’avaient baptisé certains présidents de clubs au tout début.

Disputée sur trois jours, le tournoi fait le plein de spectateurs : 4500 pour chaque match. Les supporters des équipes réservent plusieurs semaines à l’avance, et une très grande partie n’hésite pas à s’offrir un pack avec des billets associant des entrées pour les parcs. «Une alchimie s’est réalisée, affirme Alain Béral. S’il n’y avait pas un bon spectacle sportif le public ne viendrait pas, et ce public vient aussi parce que cela se déroule à Disneyland».

La Leaders Cup est réalisée en association avec Disney Business Solutions, filiale événementielle de Disneyland Paris chargée d’organiser dans la parc d’attraction francilien des séminaires professionnels, des conventions d’entreprises ou des événements sportifs. Un semi-marathon à l’esprit festif et familial est ainsi disputé à l’automne dans les allées du parc. Une structure modulable de 7 200 permet d’accueillir ces événements. C’est à l’intérieur qu’a été construit un stade de 4.500 places et un terrain dont le parquet est aux normes de la NBA.

Un événement tout juste équilibré

Entrainement à la Disneyland Paris Leaders Cup 2018

«L’an dernier, au terme du contrat, après 5 éditions, nous nous sommes demandés s’il fallait poursuivre ici, avec Disneyland Paris, explique le président de la LNB. Je n’ai pas eu le temps de terminer ma phrase : tous les présidents de clubs étaient unanimes pour poursuivre». L’accord avec le parc a donc été reconduit 5 années de plus. «Il faut dire aussi que c’est devenu un moment privilégié pour le monde du basket pro français, car tous, clubs, arbitres, staff médical, joueurs… se retrouvent, et nous avons beaucoup de réunions en parallèle de la compétition», précise Alain Béral. Le cadre et l’environnement du parc sont aussi plus plaisants pour les discussions ou les négociations.

Pour autant, la « Disneyland Paris Leaders Cup LNB » n’est pas un événement rentable pour la Ligue. «On est tout juste à l’équilibre, mais ce n’est pas le plus important», assure le président qui rêverait quand même d’une jauge plus importante que les 4.500 places actuelles. Pour optimiser économiquement l’événement, la Ligue et son agence, Sport Plus Conseil, ont privilégié le spectacle sportif pour la télé (SFR Sport), le marketing avec des sponsors propres (Crédit Mutuel, Powerade, partenaires de Disneyland s’additionnent à ceux de la LNB, Jeep, Amazon.fr et Spalding), et les offres hospitalités avec un grand espace VIP. L’entrée reste toutefois gratuite pour Mickey, Minnie et leurs amis.

Mise à jour : Le Parisien avance «un coût de production d’environ un million d’euros partagé entre la LNB et le parc.»


Une Arena de 6.000 places chez Disney ?

Conçue pour recevoir des conventions d’entreprises et quelques événements sportifs, la structure modulable de Disney Business Solutions, installée à proximité des hôtels, de Disney Village et à quelques pas des entrées des parcs, est limitée par sa taille à l’accueil d’un stade de plus de 4.500 places. D’où le projet d’un complexe multifonctions de 6.000 places porté par la communauté Val d’Europe agglomération avec un financement public/privé de 50 millions d’euros. Un autre parc, le Futuroscope, à Poitiers, a aussi un projet d’aréna de 6.000 places : 22 à 27 millions de budget, livraison 2021.


La meilleure Pro B d’Europe

C’est l’un des dossiers qui satisfait le plus Alain Béral, le président de la Ligue nationale de basket-ball (LNB) : la Pro B, la seconde division du championnat de France, est considérée comme la plus importante d’Europe. De quoi faire monter la cote de ce championnat qui cherche un sponsor pour le naming, comme la Pro A récemment devenue la Jeep Elite. «On veut la proximité aux marques, et on a des services que l’on peut proposer pour leurs retours sur investissements», promet le patron du basket pro français.


Encore de la place en sponsoring

Outre la Pro B, à la recherche du naming, la Ligue nationale de basket-ball a encore quelques « produits » à vendre auprès de sponsors potentiels et intéressés. Le naming du championnat espoirs, par exemple, «où l’on a déjà des contacts», confie Alain Béral, président de la LNB, mais aussi des places en partenaires majeurs, comme Amazon.fr. Ticket d’entrée : entre 500.000 et 900.000 euros.