«L’enjeu de Paris 2024 va au-delà de la cérémonie d’ouverture.»

Evénementiel

Thierry Reboul (Paris 2024) au salon Heavent Paris 2018.

«J’ai cru comprendre qu’au CIO on était un peu inquiet.» Il y a peut-être de quoi. L’homme qui a posé une piste d’athlétisme sur la Seine et accroché une tyrolienne au deuxième étage de la Tour Eiffel fourmille d’idées pour les Jeux olympiques de Paris 2024. Ancien patron de l’agence Ubi Bene, Thierry Reboul est désormais officiellement le directeur de la marque, de la créativité et de l’engagement du Comité d’organisation des JO 2024 (COJO).

Au salon Heavent Paris, il a levé le voile, un peu, sur ce que pourrait être les Jeux à Paris dans moins de six ans. «Tout ce que je peux vous dire, et je vous jure faites moi confiance, c’est que ça va être dingue, on prépare des trucs de fous,», s’est-il enthousiasmé devant 200 professionnels de l’événementiel mercredi 28 novembre. «On profite d’un alignement de planètes, a poursuivi Thierry Reboul. Le mouvement olympique essaie de se réformer et dans ce cadre on pourra sans doute faire un certain nombre de choses qui auraient été quasiment impossibles il y a dix ans.»

La cérémonie d’ouverture des Jeux est au centre des intérêts des experts de l’événementiel. «C’est un exercice imposé, mais pour nous l’enjeu va bien bien au-delà de cet événement, a expliqué le professionnel de l’événementiel. Il s’agit de voir comment avant et pendant les Jeux on pourra faire plein de choses qui permettront de construire une marque et une histoire différentes

Les cérémonies et les sports aussi.

Le travail de Thierry Reboul à Paris 2024 se limite pas aux cérémonies. Le Monsieur événementiel du COJO peut intervenir sur l’ensemble des Jeux. «On travaille beaucoup sur les sports, a-t-il lâché. Le projet sur lequel Paris a été choisi peut être modifié. Ce que vous avez vu dans le projet concernant l’intégration des Jeux dans la ville, ça n’a rien à voir avec ce qui va se passer réellement. On fera quelque chose dont on sera fier

L’inspiration, Thierry Reboul la puise dans tous les événements auxquels il peut assister ou voir en vidéo. «Je regarde évidemment ce qui se fait au Superbowl et dans les sports US, a-t-il indiqué. A Buenos Aires, pour les Jeux olympiques de la jeunesse, j’ai retenu ces 200.000 personnes descendues dans la rue pour assister à la cérémonie d’ouverture. C’était très impressionnant. Mais on n’en est pas encore là pour Paris

Le maître mot des Jeux de Paris 2024 sera l’expérience des spectateurs, de tous les spectateurs. «Par exemple, je ne souhaite pas m’adresser seulement aux 15-24 ans, a insisté Thierry Reboul. Nous voulons parler à tout le monde, que ce soit le spectateur dans le stade, le téléspectateur devant sa télé, mais aussi à tous les autres. L’expérience des Jeux doit pouvoir être suivie de loin et elle doit aussi être amenée sur le terrain.» Un challenge olympique comme l’aime le “sale gosse” de l’événementiel.

© SportBusiness.Club. Novembre 2018.


Premier dossier : la cérémonie de Tokyo 2020

Avant Paris 2024 il y a Tokyo en 2020. A la fin des Jeux, lors de la cérémonie de clôture, le drapeau olympique passera symboliquement des mains du maire de Tokyo à celles de son homologue de Paris qui accueillera l’événement olympique quatre ans après. «C’est ce que l’on appelle le “End Over”, a expliqué Thierry Reboul au salon Heavent Paris. Il s’agit d’une séquence de 7 à 8 minutes, et c’est le dossier sur lequel nous travaillons actuellement.» A Rio-de-Janeiro, en 2016, le Premier Ministre japonais, Shinzō Abe était apparu habillé en Super Mario. Le challenge du Monsieur événementiel de Paris 2024 est donc de faire encore plus fort avec nos élus.


Paris 2024, du boulot pour la filière de l’événementiel

Il y en aura pour tout le monde. Thierry Reboul, le directeur de la marque, de la créativité et de l’engagement du Comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 souhaite rassurer les enseignes de l’événementiel. «Restez sereins, a-t-il lancé en direction des dirigeants des agences lors du salon Heavent Paris. On va avoir besoin de tout monde et les appels d’offres vont bientôt être lancés. Je vous assure, ce truc est énorme, tout y est démultiplié. Et même si l’on voulait faire les choses tout seuls, ce serait impossible