«Cette campagne EDF a quelques particularités.»

Interview : Alexandre Boulleray. Le responsable du sponsoring sportif chez EDF annonce une campagne autour de la Coupe du monde féminine de football «plus ambitieuse» que l’an passé durant celle des hommes. Communiquer autour d’un événement sportif féminin est aussi un peu différent car la compétition porte d’autres valeurs.

Parce qu’il s’agit de sport féminin, EDF communique-t-il différemment autour de cette Coupe du monde?

Alexandre Boulleray : «J’aurais tendance à dire non. En revanche, il y a quelques particularités. Ainsi, nous avons choisi d’accompagner la Fédération française de football et la Fédération internationale (FIFA) dans ce mouvement de renfort des valeurs de mixité ou dans le développement de la féminisation du football et de ses instances. Du coup, il y a une petite prise de partie autour de la mixité ou de la diversité. Par ailleurs, cela renvoie au travail réalisé chez EDF, où un réseau de femmes existe depuis plus de dix ans. Clairement, ces problématiques nous parlent. Nous nous inscrivons dans cette veine. Forcément, en plus du message autour du sport, il y a aussi celui autour de la diversité, de la mixité et de la place des femmes dans la société.»

Cette Coupe du monde féminine est-elle un levier intéressant pour la communication interne?

A.B.: «Oui, et nous avons organisé beaucoup d’événements internes. Le dispositif est classique mais très ambitieux car cet événement international peut profiter à toutes nos régions. Les collaboratrices d’EDF sont encouragées à s’engager dans cette Coupe du monde, notamment comme volontaires, et par ailleurs, plusieurs actions sont menées via le réseau Energie de femmes

Quels sont les moyens pour se démarquer au milieu des activations des autres partenaires?

A.B.: «Nous avons construit notre programme d’activation [avec l’agence Lagardère Plus] sans regarder ce que faisait les autres partenaires. Nous avions envie de certaines choses, comme faire porter des messages par des égéries. Celles-ci seront chargées de soutenir l’engouement autour de l’équipe de France. Au global, ce programme est plus ambitieux que celui développé en 2018 autour de la Coupe du monde des garçons. D’abord parce que cela se passe en France, mais surtout parce que l’on croit beaucoup au développement du football féminin.»

Etre, après la compétition, le partenaire le plus associé avec la compétition, est-ce important ?

A.B.: «Nous mesurerons forcément ce critère car nous sommes dans du sponsoring et non du mécénat. Nous vérifierons l’impact qu’aura cette association avec EDF sur quelques valeurs et items. Nous avons nos indicateurs et il n’y a pas de comparatif avec les autres partenaires présents. L’objectif est de développer la préférence de marque.»

© SportBusiness.Club. Juin 2019.


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