Les enfants, la bonne nouvelle de la Coupe du monde

Les enfants de l'école Trégain au Roahzon Park de Rennes

Et si la véritable surprise de la Coupe du monde féminine de football c’étaient eux ? Les enfants ont figuré parmi les plus fervents supporters de l’équipe de France. A la télé d’abord : vendredi 28 juin, un téléspectateur sur dix ayant suivi sur TF1 le quart de finale entre les Bleues et les Etats-Unis avait moins de 14 ans selon les relevés de Sport Index. Lors du huitième de finale, dimanche 23 juin face au Brésil et toujours sur TF1, la part d’audience des 4-14 ans s’est élevée à 68,6%, rapportait la structure de NPA Conseil en s’appuyant sur les données de Médiamétrie. Près de 70%, un dimanche soir !

Mais c’est dans les stades que l’engouement de ces enfants était particulièrement visible. Malheureusement, aucune étude n’a été lancée pour cerner la typologie des spectateurs du mondial, a confié le Comité d’organisation à SportBusiness.Club. Il n’empêche, les cris et les clameurs que l’on pouvait entendre mettaient en évidence la prédominance de ce très jeune public dans les stades. «Oui, nous avons reçu beaucoup d’enfants, confirme Romain Barnave, Stadium manager du Stade de Reims et référent pour la Coupe du monde au Stade Delaune. Ils sont venus par groupes, parfois avec les écoles. Nous avons dû nous adapter, notamment pour les filtrages à l’entrée. Les enfants avaient leurs propres files d’attente.»

«Une cible prescriptive»

Combien de gamins ont assisté aux matchs de la Coupe du monde féminine ? Impossible à chiffrer, mais le nombre devrait se monter à des dizaines de milliers. Pour la plupart d’entre eux, il s’agissait d’une première expérience avec le football de haut niveau et de la découverte découverte d’un stade. «C’est une population très prescriptrice et nous appréhendons déjà l’afflux de ce nouveau public pour les matchs du Stade de Reims, même s’il sera très compliqué de quantifier cette population,» poursuit Romain Barnave.

«Cela fait trois ans que nous travaillons plus spécifiquement sur cette cible, explique Benjamin Parrot, directeur communication et marketing du Stade de Reims. Nous avons déjà ouvert une tribune pour les familles avec une restauration plus spécifiquement destinée aux jeunes et un merchandising adapté à cette cible. La décoration est également originale avec des photos et des textes retraçant l’histoire de notre club. Tout cela est très pédagogique et permet de montrer à cette jeune génération que le Stade de Reims a un grand vécu.»

Le club rémois a également un programme destiné aux sections jeunes des clubs amateurs régionaux : ‘Mathusalem’, en référence à la célèbre bouteille de champagne. Après la signature d’une convention, les gamins des équipes peuvent ainsi être invités à assister à un match, voir l’entraînement des professionnels, ou, encore mieux, ils pourront s’entraîner dans le centre de préparation du Stade de Reims. «Tous les publics sont importants pour nous, mais c’est vrai que les familles sont intéressantes car elles drainent de nombreuses personnes et, surtout, permettent la transmission entre les générations,» indique Benjamin Parrot. Pour l’avenir du football, ce sera les femmes et les enfants d’abord.

© SportBusiness.Club. Juillet 2019.


A Rennes, les enfants ont préféré le Japon

Le match est fini depuis plusieurs minutes mais dans les travées du Roazhon Park de Rennes, on entend encore qu’eux. Ce vendredi 14 juin, pour le match Japon / Ecosse, les enfants des écoles de la région rennaise ont mis l’ambiance. Plusieurs dizaines de groupes étaient présents pour cette rencontre de Coupe du monde féminine de football, venus par centres aérés ou groupes scolaires, comme l’école Trégain de Rennes où cinq classes se sont déplacées sous le contrôle de professeurs tout aussi passionnés par l’expérience. Une grande rencontre de foot et l’ambiance du stade, pour la grande partie de ces enfants, ce fut une après-midi de découverte. Durant le match, la majorité a pris le parti du Japon. Le pays au soleil levant était sans doute à leurs yeux plus exotique que l’Ecosse. Bien leur en a pris, car les Nippones se sont imposées 2 à 1. Contacté par SportBusiness.Club, le service communication du Stade Rennais, qui ne semblait pas plus sensible que cela par l’afflux de ces gamins dans son Roazhon Park, s’est contenté de répondre que «le club travaille déjà depuis longtemps pour attirer les jeunes