«Les partenaires du CIO apportent leur savoir-faire»

SEMINAIRE D'ORIENTATION CIO - PHOTO JEAN-MARIE HERVIO / KMSP / PARIS 2024

Christophe Dubi est le directeur exécutif des Jeux Olympiques. A l’occasion du premier séminaire d’orientation du Comité international olympique de Paris 2024, le Suisse a indiqué que les partenaires commerciaux avaient aussi leur mot à dire. Précisions.

Pourquoi le comité international olympique associe ses partenaires aux travaux des comités d’organisation des Jeux ?

Christophe Dubi : Au-delà de l’aspect commercial et de l’association de marques, qui reste le schéma classique, nos partenaires nous apportent désormais une prestation de solutions. Ça c’est fondamental. Par exemple, Omega, notre partenaire de chronométrage et de gestion des résultats, réalise cette tâche lors à chaque édition des Jeux. Ils possèdent une solution qui fonctionne bien et qui permet de limiter le risque et la complexité pour un comité d’organisation. Le fait qu’un partenaire Top amène un savoir-faire est fondamental.

Cela signifie que le CIO se tourne désormais vers un autre type de relation avec ses sponsors ? C’est pour cette raison que McDonald’s est parti ?

C.D.: Prenez simplement les deux dernières entreprises qui ont rejoint le programme Top du CIO : Alilaba, nous apporte des solutions en “cloud computing”, et Intel, qui va nous permettre de travailler avec des drones et la réalité virtuelle. Grâce à des partenaires de cette force là, nous sommes capables, avec un comité d’organisation qui est une plateforme de communication extraordinaire, de bénéficier d’une valeur-ajoutée énorme et de profiter de solutions clés en main. Oui, c’est vers ce type de partenariats que l’on se dirige.

Qu’attendez-vous de la collaboration entre Paris 2024 et Los Angeles 2028 ?

C.D.: Il y a des opportunités extraordinaires entre les deux villes. Pour Los Angeles spécifiquement, ils vont pouvoir travailler sur cette promesse d’héritage pour les jeunes dès aujourd’hui. C’est l’une des raisons pour laquelle le CIO va avancer une partie de son engagement financier. C’est de pouvoir les aider à travailler immédiatement sur l’héritage, et ça c’est formidable car on a finalement onze ans pour délivrer cette promesse vis-à-vis des jeunes. Ensuite, entre les deux comités d’organisations, il y a des solutions intelligentes qui peuvent être trouvées. Ainsi Los Angeles peut mettre à disposition de Paris ses experts pour contribuer et apprendre des Jeux de Paris. Ces échanges peuvent être extrêmement bénéfiques. Paris bénéficiera d’une force de travail, et Los Angeles profitera d’une expérience et de nouvelles expertises. Pourquoi pas également trouver des solutions communes en matière de marchés publics comme, par exemple pour acheter des gradins temporaires pour deux éditions des Jeux plutôt que pour une seule ? C’est tout à fait envisageable, à condition que la coordination soit effective entre les deux Cojo. Les besoins restent toujours les mêmes choses à peu de choses près. Et puis finalement, il y a aussi promotion des Jeux olympiques. Grâce à un partenariat fort des messages puissants peuvent être relayés de chaque côté de l’Atlantique. Ca aussi c’est formidable pour les deux villes.