L’Imoca déjà en classe Vendée Globe

La Transat Jacques Vabre, dont le départ a été donné dimanche du Havre, a déjà battu un record : celui du nombre d’Imoca engagés. «Trente bateaux, c’est assez exceptionnel, commente Antoine Mermod, président de la classe. C’est un signal très positif pour la voile et pour notre classe». La course figure dans le calendrier Imoca Globe Series, un championnat du monde rassemblant huit épreuves officielles (voir ci-dessous) dont le point d’orgue est le Vendée Globe.

L’édition 2020 du tour du monde en solitaire et sans escale est d’ailleurs aussi sur le chemin d’un succès historique. La course, dont le départ est prévu le 8 novembre 2020 des Sables d’Olonne, devrait réunir encore plus de concurrents. «Nous avons 34 candidatures», indique Yves Auvinet, président du conseil départemental de la Vendée et de la SAEM (Société anonyme d’économie mixte) Vendée Globe propriété du département. La liste officielle sera publiée d’ici début novembre, un an avant le départ. «Cela donnera plus de visibilité aux skippers et aux sponsors pour communiquer,» explique l’élu.

«La dernière édition, en 2016, a déjà été un succès phénoménal, poursuit Yves Auvinet. Réussir celle de 2020 est un vrai challenge.» L’organisation du Vendée Globe prévoit de pousser les murs aux Sables d’Olonne, ville départ et arrivée du Tour du monde. «Nous allons réaménager toute la zone en profitant de 4.000 mètres carrés supplémentaires, précise-t-il. En revanche, dans le port, nous ne pourrons pas accueillir plus de 34 bateaux. C’est le maximum.»

A la recherche de partenaires

Financièrement, la SEM Vendée Globe a été un peu bénéficiaire lors de la précédente édition. «Cela compense les pertes des éditions précédentes,» confie Yves Auvinet. Pour 2020, le budget d’organisation s’élève à 15 millions d’euros environ (voir détails ci-après). Les collectivités territoriales, le Conseil départemental en tête, contribuent à un peu plus de la moitié. Le reste provient des partenariats privés, dont Sodebo, sponsor premium. «A un an de la course, nous recherchons encore des partenaires, avoue le président du Conseil départemental. Nous devrions d’ailleurs en annoncer un nouveau bientôt.» Le ticket d’entrée pour être partenaire majeur s’élève à 1 million d’euros. Le rang suivant, fournisseur, se monte à 500.000 euros.

En revanche, l’organisation du Vendée Globe ne souhaite pas mettre trop à contribution les skippers. Le coût de l’engagement s’élève tout de même à 20.000 euros. «Mais nous rétrocéderons la moitié, c’est-à-dire 10.000 euros, aux navigateurs s’ils remplissent certaines obligations», signale Yves Auvinet. Pas question aussi d’imposer un engagement lié au classement du championnat du monde. «Il y a des règles bien-sûr, mais nous souhaitons surtout garder un équilibre entre les skippers les plus performants et les aventuriers, observe Aurélien Martin, directeur de cabinet d’Yves Auvinet. Le grand public accroche moins sur le très haut niveau qui peut paraître manquer de sincérité. En revanche, il adhère beaucoup sur les histoires des marins.»

Jamais, le Vendée Globe n’aura autant mérité son surnom d’Everest des courses de voile. L’an prochain l’épreuve devrait crever les plafonds. La dernière édition, en 2016, avait généré 35 millions d’euros de retombées économiques pour la région vendéenne et l’équivalent de 15 millions d’euros en visibilité média, calculée en équivalent d’achat d’espace publicitaire. C’est sans compter aussi l’aspect sportif : grâce à leurs foils, la vitesse de pointe des derniers Imoca mis à l’eau peut dépasser 40 nœuds, soit près de 75 kilomètres à l’heure. Au Havre, sur les pontons de la Transat Jacques Vabre, certains spécialistes prédisent un Tour du monde en moins de 70 jours. Quatre de moins que celui bouclé par Armel Le Cléac’h sur Banque Populaire en 2016.

SportBusiness.Club Octobre 2019


Imoca, mode d’emploi

L’imoca (International Monohull Open Class Association) est une classe de bateaux destinés à la course au large. C’est la formule phare de la voile. Les monocoques de 60 pieds (18,68 mètres) de long doivent répondre à une jauge précise, des spécifications techniques. La dernière évolution est l’arrivée des foils, ces appendices extérieurs permettant aux bateaux de se soulever hors de l’eau afin d’augmenter leur vitesse. La classe Imoca, qui réunit skippers, armateurs et organisateurs, est notamment chargée de faire la promotion de ces voiliers. Afin de donner un peu plus de lisibilité, l’Imoca Globe Series rassemble sous une bannière commune les courses les plus importantes : Monaco Globe Series, Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Bermudes 100 Race, Rolex Fastnet Race, Transat Jacques Vabre, The Transat, Transat New-York Vendée, Vendée Globe.


Le budget du Vendée Globe

  • Budget total : 15 millions d’euros (sur 4 ans)
    • dont Département de Vendée : 5,5 à 6 M€
    • dont Ville des Sables d’Olonne : 1,5 M€
    • dont Région Pays de Loire : 0,8 M€
    • dont partenariat Sodébo : 4 M€
    • reste : autres partenariats privés et merchandising

Vendée Globe : le PC course reste aux Sables

Installé sur le parvis de la Gare Montparnasse à Paris, ou au pied de la Tour Eiffel lors des précédentes éditions, le PC Course du prochain Vendée Globe sera… en Vendée. En fait, il restera aux Sables d’Olonne, port départ et arrivée de la course dans un objectif de simplicité. Peut être aussi parce que les installations à Paris n’avaient pas attiré suffisamment de visiteurs.

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