Meeting de Paris : 2020 dans le viseur

Athlétisme

L’athlétisme français espère un avenir aussi bleu que celui de la nouvelle piste du Stade Charlety qui accueille samedi 24 août le traditionnel Meeting de Paris. «Nous entrons dans un cycle de 5 ans, avec les Jeux de Tokyo l’an prochain, les championnats d’Europe que nous organisons en 2020, puis Paris 2024,» indique André Giraud, président de la Fédération française d’athlétisme (FFA). Le Meeting, organisé exceptionnellement fin août, revêt donc une importance particulière et servira de répétition générale à J-365 avant les championnats d’Europe 2020.

«Oui, le Meeting jouera cette année un peu un rôle de vitrine, confirme Souad Rochdi, directrice générale de la FFA. L’organisation est en configuration Paris 2020. Nous allons tester les équipes et l’expérience globale de l’événement.» Un essai grandeur nature avec 16.000 spectateurs (16.534 en 2018) et un budget un peu inférieur à celui de l’an passé : 1,7 million d’euros environ. «C’est normal, car en 2018 nous avions notamment beaucoup investi sur les espaces de réceptifs et l’hospitalité», justifie la dirigeante. Cette année les besoins sont différents. «Nous avons beaucoup avancé sur les programmes marketing et les partenaires potentiels ont été plus ciblés,» confie Souad Rochdi. D’ailleurs, selon nos informations, un nouveau sponsor de la fédération et des championnats d’Europe pourrait être annoncé prochainement.

A l’équilibre économique

L’essentiel des recettes du Meeting de Paris (80%) est assuré par le marketing et les droits TV. C’est SFR Sport (Altice France) qui diffuse l’événement et a en charge la production des images. Le solde du budget vient de la billetterie : 16.000 spectateurs sont attendus, dont 10.000 payants. «Comme les années précédentes, le Meeting sera à l’équilibre économique, assure Laurent Boquillet, directeur du meeting. Le Meeting doit gagner en puissance avec comme horizon les Jeux de Paris 2024. Et sur cette route, il y aura les championnats d’Europe 2020

Dans cet agenda, le Stade Charlety jouera un rôle central. «C’est aujourd’hui le meilleur écrin pour l’athlétisme français, affirme Souad Rochdi. La nouvelle piste, posée cette année, sera un héritage important.» L’anneau pourrait ainsi accueillir d’autres épreuves internationales après les Championnats d’Europe. Des candidatures sont envisagées. En 2020, outre le rendez-vous européen, Charlety accueillera le Meeting Diamond League le 15 juin. Les dirigeants de la FFA vont mettre leur bleu de chauffe. Ils seront en harmonie avec leur nouvelle piste.

© SportBusiness.Club. Août 2019

Mise à jour, dimanche 25 août 2019. L’édition 2019 du Meeting de Paris a rassemblé 16.175 spectateurs au Stade Charlety dont la partie « haute » n’avait pas été ouverte.

Les partenaires du Meeting de Paris 2019 : Omega (Diamond League), Asics, Maif, Bridgestone, Berocca Sport, Belambra Clubs, RMC Sport, RMC, Le Parisien, Dimasport, Région Île-de-France, Ville de Paris.


Quelle date pour le meeting ?

Traditionnellement organisé début juillet, le Meeting de Paris se retrouve cette année repoussé à fin août notamment en raison des championnats du monde qui se disputent à l’automne à Doha au Qatar, plutôt qu’en août. «Nous devons faire de notre événement le Roland Garros de l’athlétisme, un rendez-vous annuel pour les franciliens, affirme Laurent Boquillet. Il faudra aussi un date et une période fixe.» Pour cela, c’est la Fédération française d’athlétisme qui devra négocier avec l’IAAF, la Fédération internationale,la date de l’étape française de la Diamond League. Un retour à début juillet est probable (après 2020 où le meeting est prévu mi-juin). Toutefois, les organisateurs avouent leur surprise face au succès rencontré pour l’édition 2019 tenue fin août. «Il va falloir regarder cela de près,» indique Souad Rochdi, directrice générale de la FFA.