Musto débarque ses cirés sur la terre ferme

En mer, c’est la deuxième peau des skippers. Les cirés Musto habillent une grande partie de la flotte de la Transat Jacques Vabre, dont de nombreux bateaux sont déjà en approche des côtes brésiliennes où est jugée l’arrivée de cette transatlantique en double partie le 3 novembre du Havre. «Si vous vous êtes baladé sur les quais au départ vous avez forcément remarqué que la majorité des navigateurs sont équipés par nous,» indique Nicolas Bérenger, responsable Europe du Sud de Musto, lors du départ.

La marque britannique créée après les Jeux de Tokyo 1964 par un skipper s’est depuis imposée comme l’équipementier technique de référence dans la voile. «Notre philosophie c’est que si l’on protège bien le marin de l’extérieur il sera plus fort de l’intérieur, confie Nicolas Bérenger. Tout ce qui existe sur nos équipements est pensé. Nous avons le soucis du détail.» Une exigence qui a un prix : à bord, l’équipement complet d’un marin de course au large peut atteindre 5.000 euros.

Un partenariat avec Land Rover

Musto, leader sur les marchés européens, mais attaqué en France par Guy Cotten, vise aussi la cible des plaisanciers, un marché beaucoup plus large. Pour ce développement, la marque pourra compter sur l’aide de son nouveau propriétaire, Helly Hansen. Le groupe norvégien, qui a racheté Musto il ya un an, a des ambitions plus importantes. «Ils vont nous aider à nous développer sur les territoires scandinaves, explique Nicolas Bérenger. Et nous allons aussi étendre Musto sur un marché plus large avec la sortie d’une gamme casual. Notre cible restant ceux qui vivent ou travaillent à l’extérieur.»

La marque, déjà présente sur l’équitation, a signé une accord de collaboration avec le constructeur automobile Land Rover pour la réalisation d’une collection de vêtements co-brandés. «Il s’agit de la première opération de cette importance pour nous,» précise le responsable Europe du Sud. Après la mer, Musto, qui l’an passé a réalisé un chiffre d’affaire de 32 millions de livres sterling (37 millions d’euros), s’attaque à la terre ferme mais toujours en restant en dehors des sentiers battus.

© SportBusiness.Club Novembre 2019