Opération séduction au Medef pour Tony Estanguet.

La rentrée a sonné, et pour Tony Estanguet elle est placée sous le signe de la mobilisation. Le boss du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 (Cojo) a réservé, ce jeudi 29 août, sa première prise de parole publique aux chefs d’entreprises du Medef, lors l’université d’été du syndicat patronal.

En deux interventions et 5 minutes 30 de parole au total, lors d’une table ronde en toute fin de journée, l’ancien champion de canoë est revenu sur la victoire du dossier français il y a pratiquement un an jour pour jour à Lima, au Pérou. «Quand on se met ensemble avec un objectif très précis on arrive à faire des choses incroyables, a-t-il expliqué. On y a cru, mais on a su aussi se remettre en question.»

Le discours de Tony Estanguet ne s’est pas résumé à du team building. Face à un parterre de patrons français, et potentiels partenaires économiques de Paris 2024, le président du Cojo en a profité pour vanter les atouts de l’organisation des Jeux olympiques en France. «Ce sera une opportunité incroyable de valoriser le meilleur de la France, a-t-il assuré. Les jeux sont une plateforme unique et exceptionnelle. Quatre milliards de personnes seront touchées. Et la prochaine fois que la France organisera les Jeux olympiques, nous ne serons sûrement plus là.»

L’agenda commercial est tenu

Séduire les entreprises est un enjeu économique pour le Cojo. Paris 2024 table sur 1 milliard d’euros de recettes grâce aux sponsors nationaux, 1,5 milliard dans les meilleures perspectives. Surtout, l’argent des partenaires permettra de faire vivre le Cojo durant les premières années, en attendant les aides du Comité international olympique.

L’agenda semble bon. Dans quelques semaines Paris 2024 aura enfin son directeur commercial, Frédéric Longuépée qui arrive du Paris Saint-Germain. Un peu plus tard, courant octobre, début novembre, c’est le Marketing Plan Agreement qui sera finalisé avec le CIO. De quoi permettre la signature officielle des premiers sponsors. Une ou deux marques pourraient même signer dans la foulée ! Certaines étaient sans doute au Medef pour écouter Tony Estanguet et lui souhaiter une bonne rentrée olympique.

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Combien de partenaires nationaux pour Paris 2024 ?

La stratégie marketing de Paris 2024 ne devrait pas être révolutionnaire. Derrière les sponsors internationaux du CIO, une quarantaine de marques, au maximum, pourrait s’associer avec les Jeux de Paris. Elles ne seront autorisées à communiquer sur ce partenariat que sur le territoire national. Un premier rang, le plus élevé, le plus visible… et le plus cher, réunirait 4 à 6 marques. Il y en aurait autant en rang 2, mais avec moins de possibilité d’activation. Enfin le troisième rang, celui de fournisseurs, serait réservé à vingt ou trente entreprises. Chaque marque aurait son exclusivité sectorielle. Ce système est proche de celui de Londres 2012, mais très éloigné de celui adopté par Tokyo 2020. L’organisation japonaise compte déjà plus de 50 sponsors, mais qui ont fait fi de cette notion d’exclusivité.