Paris 2024 : trois ministres à l’Usine

Jeux Olympiques

Pour détailler les perspectives d’emplois que pourraient générer les Jeux olympiques de Paris 2024, le Comité d’organisation (COJO) n’a pas choisi un site au hasard : les locaux de l’ancienne Pharmacie centrale de France à Saint-Denis, à deux pas du Stade de France sur l’ancien site industriel de la Plaine. Réhabilité en site événementiel le bâtiment est rebaptisé l’Usine. Un lieu symbolique, donc, pour annoncer que les J.O. auront besoin de 150.000 emplois directs.

Trois ministres sont donc allés jeudi matin à l’Usine pour commenter cette bonne nouvelle : Muriel Pénicaud, au Travail, Julien Denormandie, chargé de la Ville et du Logement à la Cohésion des territoires, et Roxana Maracineanu, aux Sports. Dans le détail (voir ci-dessous), les Jeux olympiques de Paris devraient générer 78 300 emplois liés à l’organisation de l’événement, 60 000 dans le secteur du tourisme et 11 700 dans le bâtiment.

« Il s’agissait d’évaluer le besoin en emplois directs« , explique Christophe Lepetit, responsable des études économiques au Centre de droits et d’économie du sport de Limoges et co-auteur de l’étude. « Nous n’avons pas calculé un équivalent en temps plein, ni pris en compte les emplois déjà actifs dans la région, poursuit le chercheur. Nous n’avons tenu compte également que des emplois directs. » Ces 150.000 emplois n’arriveront pas tout de suite, mais de manière progressive : le BTP dès 2021, l’organisation à partir de 2022, et la restauration en 2024.

1,7 Md€ consacré à la formation

Aujourd’hui, et plus concrètement, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé la création d’une «agence virtuelle» Pôle Emploi consacrée aux opportunités des Jeux olympiques, mais aussi aux besoins de la Coupe du monde de rugby 2023 organisée par la France. Par ailleurs, la Ministre a signé avec Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, un contrat d’une enveloppe d’un milliard d’euros sur quatre ans pour aider la formation.

La Région Ile-de-France, qui avance de son côté 720 millions d’euros dans la formation, lancera deux applications gratuites : Quioz, destinée à l’apprentissage des langues étrangères, et une plateforme référençant les besoins d’emplois spécifiquement consacrée aux métiers des Jeux. La Région lance aussi une formation auprès des collégiens de 3e. Ils seront dans 5 ans les potentiels candidats pour être volontaires. Paris 2024 est déjà bien lancé. Il ne manque maintenant que les 80 médailles escomptées.

© SportBusiness.Club. Avril 2019.


Les 150.000 emplois potentiels de Paris 2024

  • Organisation : 78.300 postes
    • Sécurité : 30.200
    • Restauration : 10.100
    • Événementiel : 7.400
    • Logistique et transport : 6.900
    • Communication, marketing : 6.800
    • Propreté : 5.000
    • Accueil : 4.900
    • Autres : 7.000
  • Tourisme : 60.000 postes
    • Restauration : 13.400
    • Service : 11.700
    • Logistique : 8.000
    • Accueil : 6.700
    • Service d’étage : 4.800
    • Vente de proximité : 1.400
    • Animation et événementiel : 1.100
    • Autres : 1.100
  • Construction : 11.700 postes
    • Second oeuvre : 3.100
    • Gros oeuvre : 2.300
    • Gestion d’entreprises : 1.700
    • Encadrement des chantiers : 1.500
    • Compagnons des travaux publics : 700
    • Etudes, conception des chantiers : 500
    • Maintenance : 400
    • Logistique et transport : 300
    • Conducteurs d’engins : 200
    • Mécanique et métal : 200
    • Autres métiers : 800

Etude réalisée par le CDES de Limoges et Amnyos en collaboration avec le Cojo Paris 2024, la Solideo et la Dijop.