Paris 2024 aura besoin des départements, et inversement

Vue d'ensemble, vue aérienne du Parc du Futuroscope.

La Vienne est prête pour 2024. Bruno Belin, le président du Conseil départemental est dans les starting-blocks pour préparer les Jeux olympiques de Paris… chez lui. «Le postulat de départ est simple : Paris 2024 ce sont les Jeux de la France,» insiste l’élu, par ailleurs référent pour les Jeux olympiques au sein de l’Assemblée des départements de France (ADF) et gonflé à bloc pour mobiliser l’ensemble de ses confrères.

Début novembre, Tony Estanguet, président du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJO) avait fait le déplacement à Rennes pour assister au 88e Congrès de l’ADF. «Je connais surtout les départements au niveau de leurs rivières, y avait déclaré le triple champion olympique de canoë. Si on veut réussir les Jeux ensemble, il y a de la place pour les territoires, pour les départements.» Le 24 janvier prochain, le patron du COJO recevra (lire la précision ci-dessous) quelques présidents de départements, dont Bruno Belin, pour débuter ce travail collectif.

Le recrutement des volontaires se fera dans les territoires.

Le premier chantier, le plus concret, est celui des “bases arrières”, ces sites d’entraînement destinés aux délégations étrangères souhaitant venir s’installer en France et pour s’entraîner avant l’échéance olympique. «Une trentaine de centres de préparation est déjà plus ou moins déclarée indique Bruno Belin. Ce sont effectivement les retombées les plus concrètes pour les territoires. Mais cela aura un coût, il ne faut pas se le cacher

Un « Club des territoires » va se mettre en place courant 2019 afin de coordonner les initiatives régionales et ces centres qui pourront recevoir le label officiel Paris 2024. «Ces sites peuvent aussi être de petites structures installées dans des communes plus modestes, affirme Bruno Belin qui encourage les élus à ne pas perdre de temps. Même s’il y aura de la place pour tout le monde, il faut anticiper l’échéance de Paris 2024

Si les territoires français peuvent profiter de Paris 2024, l’inverse est également vrai pour le président du département de la Vienne. Bruno Belin estime que les Jeux auront besoin de la Province sur cinq ou six sujets majeurs. «C’est le cas pour les volontaires qu’il faudra recruter partout en France, et pas seulement en Ile-de-France, explique l’élu. C’est aussi le cas pour la mobilisation de l’ensemble de nos concitoyens.» Le parcours de la flamme devra être la parfaite illustration de cette politique : chaque Français attend qu’elle passe dans sa ville, même à Monts-sur-Guesnes dans la Vienne, commune dont Bruno Belin a été Maire.

© SportBusiness.Club. Décembre 2018

Précision (mercredi 19 décembre 2018). La réunion du 24 janvier 2019 est à l’initiative de l’Assemblée des départements de France. Elle réunira les présidents des Conseils départementaux et les représentants du mouvement sportif français, dont Paris 2024 et certainement également le Comité national olympique et sportif français.