Paris 2024: la journée olympique en mode pédagogie

«La piste d’athlétisme flottante sur la Seine ne sera pas là, mais l’esprit restera le même». Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), s’excuse presque que la deuxième édition de la Journée olympique, samedi 23 juin 2018, soit plus modeste que celle de l’an passé. En 2017, l’événement avait rassemblé 1,2 million de personnes durant deux jours, dont 50.000 qui avaient eu la chance de fouler la fameuse piste d’athlétisme installée sur l’eau. L’image avait marqué et c’était justement le but pour Paris qui n’était alors que ville candidate à l’organisation des Jeux.

Depuis, la capitale s’est vue attribuer les JO de 2024, et l’objectif de la Journée olympique, instaurée par le Comité international olympique, est maintenant différent. «Nous avons désormais des devoirs supplémentaires et le CIO nous observe de manière très attentive, indique Denis Masseglia. Notre rôle est de faire que les valeurs de l’olympisme pénètrent la jeunesse française».

L’événement se tiendra ainsi en trois temps. Le premier mercredi 20 juin, pour les scolaires à Paris : une quinzaine de gymnases de la capitale seront équipés afin de permettre aux élèves d’essayer plusieurs disciplines. Ils pourront aussi tester leur niveau de connaissance du sport et de l’olympisme de manière ludique sur des bornes.

Renaud Lavillenie en vedette

Deuxième temps : samedi 23 juin. A Paris, toujours, quatre principaux sites (le bras Marie sur la Seine, Hôtel de Ville/Pont d’Arcole, Parc Rive de Seine, Port de Solférino/Pont Alexandre III) proposeront aux visiteurs de pratiquer une quarantaine de disciplines, versions handisport comprises. Les anneaux olympiques et les Agitos, symboles des Jeux Paralympiques, seront installés Quai de l’Hôtel de Ville. Sur le Pont d’Arcole, un sautoir à la perche aux normes internationales permettra à Renaud Lavillenie de montrer son art… et peut-être tenter un record.

Troisième et dernier temps, enfin : samedi 23 juin également. Vingt-quatre courses populaires se disputeront en Métropole et dans les Dom-Tom. Tout le monde pourra s’y inscrire et il n’y aura aucun classement. Le coup d’envoi sera donné à 10h30 à Marseille au Prado. Les autres courses s’enchaîneront et l’événement se conclura à Paris vers 22h30 entre le Pont Alexandre III et le Champs de Mars. La distance sera unique et symbolique : 2024 mètres. En 2017, lors des Journées Olympiques des coureurs, en relais, avaient parcouru 2024… kilomètres. Effectivement, 2018 sera donc plus modeste.


Quel budget ?

Le coût d’organisation des événements de cette Journée olympique, décomposée donc en trois temps, s’élève à 1,2 million d’euros, indique le CNOSF. Il est réparti entre le mouvement olympique français, la Ville de Paris et quelques partenaires du comité olympique français : Lacoste, Decathlon, Maif et Bridgestone.

L’agence Sport Market aux commandes

C’est Sport Market qui a été choisie par la Ville de Paris pour concevoir et organiser l’ensemble des événements autour de la Journée Olympique. L’agence a travaillé sur un concept alliant démonstrations sportives, essais à la pratique et également pédagogie autour de l’univers des Jeux olympiques. Des espaces d’échanges entre les athlètes de haut niveau offrirons des interactions avec le grand public. Sport Market a été désignée après un appel d’offres. Ubi Bene, qui jusqu’alors avait signé la quasi totalité des manifestations de la Ville de Paris autour de la candidature olympique, et notamment la piste flottante sur la Seine, n’avait pas répondu. L’ancien président de l’agence, Thierry Reboul, est depuis mi-mai le directeur des événements de Paris 2024.