Paris 2024 passe à la phase «mobilisation»

Pierre-Olivier Beckers-Vieujant (CIO) et Tony Estanguet (Paris 2024)

Dans les clous. Olivier Beckers-Vieujant, le président de la Commission de coordination du CIO (Comité international olympique) pour les Jeux de Paris 2024, est comme la fois précédente reparti confiant après avoir fait le point sur l’avancement des travaux avec les équipes du Comité d’organisation parisien (COJO). «Cette revue de projets, que l’on appellera dorénavant “réunion des partenaires d’organisation”, a été extrêmement efficace et fructueuse, affirme l’homme d’affaires belge. Nous repartons confiants notamment par rapport à la volonté de Paris 2024 de créer un nouveau modèle de Jeux

En moins de deux jours, une dizaine de réunions autour de l’état d’avancement des travaux dans différents domaines a permis de valider les directions ou éventuellement recadrer des projets. «Nous avions défini cinq objectifs et ils ont été atteints», se satisfait Olivier Beckers-Vieujant qui a toutefois le regard fixé sur l’avenir. Il reste moins de six ans maintenant avant les Jeux à Paris.

«L’année 2018 a été dense, 2019 le sera plus encore, affirme Tony Estanguet, le président du COJO Paris 2024. Aujourd’hui, les deux principales priorités sont l’arrivée des nouveaux sports dans le programme olympique et la construction du Village des athlètes.» Sur ce dernier point, les premiers appels d’offres seront lancés au cours du premier trimestre 2019.

Une short-list de sports additionnels.

Concernant les “sports additionnels”, le COJO devra d’ici trois mois dresser une liste de disciplines pouvant intégrer les Jeux 2024 afin de la présenter lors de la Commission exécutive du CIO des 27 et 28 mars. Même si le choix définitif ne sera pas voté avant l’été 2020 et les les Jeux de Tokyo, la première “short-list” de Paris 2024 devrait être proche de la réalité. Une seule chose est sûre : l’esport ne figurera pas parmi les élus, «car il ne s’agit pas d’une discipline officielle olympique,» tranche Tony Estanguet.

«Ces sports additionnels devront s’inscrire dans la vision que l’on veut pour nos Jeux», poursuit le président du Comité d’organisation. Justement, la rédaction claire de cette vision sera, dès l’entame de l’année 2019, l’autre chantier important pour Paris 2024. «Nous attendons de la créativité de la part du COJO, rappelle Olivier Beckers-Vieujant. Ensemble, avec le CIO, nous voulons bousculer le modèle actuel des Jeux. Il faut aller chercher les gens là où ils sont

La montée en puissance de Paris 2024 se poursuit et s’accélérera en 2019. «Nous allons passer à la phase mobilisation, et le premier acteur que nous visons est le mouvement sportif français, explique Tony Estanguet. Nous regardons comment impliquer toujours plus les athlètes dans beaucoup de domaines dont nos événements comme la prochaine semaine olympique à l’école.»

© SportBusiness.Club. Décembre 2018.


Marketing : un remplacement poste pour poste

Tony Estanguet, président du COJO, a indiqué que Frédéric Longuépée, arrivé fin septembre comme Directeur exécutif du Développement Commercial et Marketing, quittera le officiellement le comité fin décembre 2019. Il sera remplacé «en début d’année (…) au même poste», a-t-il précisé en ajoutant «qu’un recrutement est en cours». L’annonce du départ prématuré de Frédéric Longuépée, qui va prendre la présidence du club des Girondins de Bordeaux, avait poussé le COJO à réfléchir sur le périmètre de ce poste stratégique contrôlé par Etienne Thobois, le directeur général.


La cérémonie dans la rue, ou pas ?

Thomas Bach, le président du Comité international olympique (CIO) a récemment fait part de sa grande satisfaction d’avoir assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) à Buenos Aires organisée dans la rue avec la population argentine. Est-ce la voie donnée au COJO Paris 2024 ? «Non, il ne s’agit pas d’une instruction, tempère Olivier Beckers-Vieujant, le président de la Commission de coordination du CIO. Cela ne signifie pas que Paris 2024 doit s’inspirer des JOJ. Thomas Bach est dans son rôle car il souhaite bousculer le modèle et que les villes organisatrices aient une réflexion générale sur la tenue des Jeux et qu’elles prennent des initiatives afin que les Jeux soient encore plus proches des gens. Parler aujourd’hui de la cérémonie d’ouverture de Paris 2024 est beaucoup trop tôt