Paris 2024 pense à sa mascotte avant son logo

Jeux olympiques

A côté de l’entrée du siège parisien du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 (COJO), la plaque n’a pas changé : elle fait toujours référence au comité de candidature ! Pourtant, les Jeux sont bel et bien en marche et dans les étages de l’immeuble on s’active car les premiers appels d’offres sont lancés.

Lundi 3 septembre, plusieurs agences se sont ainsi pressées au 96 boulevard Haussmann pour y déposer leurs offres concernant le premier dossier marketing important. Il concerne, d’une part, la création et déclinaison des identités visuelles des marques Paris 2024, et d’autre part, la production d’événements. Deux lots distincts.

Pour le premier, il ne s’agit pas encore de la création du logo de Paris 2024. Le document officiel précise bien que « l’emblème et l’identité visuelle des jeux olympiques et paralympiques ainsi que leurs déclinaisons seront créés dans le cadre d’un autre marché ». Celui-ci concerne quand même trois gros morceaux : l’identité visuelle du programme de relais de la flamme, les logos des équipes de France olympique et paralympique, et la mascotte ! Le second lot, lui, rassemble “la production de tout ou partie de la Journée Olympique annuelle”, des célébrations diverses liées à Paris 2024 et et l’organisation des visites régulières du comité international olympiques, notamment des commissions d’évaluation.

Quel logo pour Paris 2024 ?

Cette procédure est la première étape de l’appel d’offres. Après avoir dressé une short-list, dans un délai non précisé, le COJO Paris 2024 sélectionnera les agences puis signera les accords cadres “conclus pour une durée d’un an, tacitement reconductible trois fois”, soit quatre ans maximum, jusqu’après les jeux. Logique.

Ce qui est moins logique, c’est l’agenda tout de même un peu curieux. Paris 2024 aurait fait le choix de créer une mascotte ou de définir l’identité visuelle du parcours de la flamme, avant même de lancer et installer un nouveau logo pour les Jeux. Ce schéma relance une idée saugrenue : il n’y aurait finalement pas de réel nouveau logo pour Paris 2024 !

Comme évoqué précédemment, plutôt que de créer un nouvel emblème, l’hypothèse serait d’adapter celui dessiné par Dragon Rouge pour la candidature. Cette solution permettrait de capitaliser sur une image déjà très forte, et surtout éviter les risques juridiques, comme Tokyo 2020 l’a connu. Le premier logo avait été critiqué pour plagiat et les organisateurs nippons avaient été contraints d’en créer un nouveau. Chez nous, notre petite Tour Eiffel semble avoir encore un peu d’avenir.

© SportBusiness.Club. Septembre 2018


Conseils stratégiques et Grand Palais éphémère

Outre la mascotte et le parcours de la flamme olympique, plusieurs appels d’offres publics ont été lancés par Paris 2024. L’un concerne la recherche d’une agence conseil pour aider “le pilotage opérationnel de l’ensemble du process d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024”. Le périmètre comprend aussi “les aménagements et les infrastructures (…) montés pour l’organisation finale de l’événement”. Autre chantier public : le Grand Palais éphémère. La structure provisoire doit s’installer sur le Champ de Mars à Paris en durant les travaux du Grand Palais. Paris 2024 profiterait de l’ouvrage pour y organiser quelques épreuves. L’appel d’offres, de 16 millions d’euros, est pilotépar les Musées nationaux. Enfin, Paris 2024 a aussi lancé un appel d’offres… pour la fourniture de mobilier pour les bureaux de son siège.


Le CNOSF consulte pour Tokyo 2020 et ses magazines TV

Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) est lui tourné vers l’échéance 2020 et recherche des hébergements à Tokyo durant les jeux olympiques : 150 chambres, dont 50 dans des “hôtels confortables » 3 ou 4 étoiles. Le comité a près de 300 personnes à loger durant l’été 2020 dans la capitale japonaise. Un autre appel d’offres concerne “la production audiovisuelle de magazines télévisuels et internet”. Le cahier des charges précise deux magazines hebdomadaires de 26 minutes, ou un de 52 minutes, qui seront diffusés dans le cadre de l’accord avec France Télévisions.

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