Paris 2024 porte l’olympisme au patrimoine mondial

L’esprit olympique aura peut-être une reconnaissance officielle mondiale. C’est le souhait des dirigeants du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJO) de Paris 2024 qui, la semaine dernière, ont déposé un dossier de candidature au «Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco». Demain, mardi 15 octobre, les membres de la branche française de l’institution instruisent le dossier : c’est la première étape avant de passer à une possible reconnaissance internationale.

«C’est une idée que nous avons eu il y a un peu plus de deux ans, alors que nous étions encore en phase de candidature, explique Guy Drut, président du comité de pilotage et conseiller stratégique du président du COJO. Avec Sophie Lorant, directrice des relations internationales de Paris 2024, nous en avons parlé à Thomas Bach, président du Comité international olympique, et Emmanuel Macron, président de la République. Tout le monde a trouvé le projet agréable et sympathique

Le Village olympique est le monde

Curieusement, l’olympisme n’a à ce jour aucune reconnaissance de ce genre. Le dossier porté par Paris 2024 veut, via «l’Esprit Olympique» mettre en avant les valeurs de paix, de solidarité, de respect et d’éducation du mouvement. «Nous déplaçons le débat de la simple compétition à quelque chose qui va beaucoup plus loin,» estime Guy Drut qui cite son homologue champion olympique Jean-Claude Killy : «Il a déclaré que l’on dit souvent que le monde est un village, mais que le village olympique est justement le monde.»

Ce projet de reconnaissance est soutenu par plusieurs ministères français, notamment celui de la Culture, mais également ceux des Sports, de l’Education et de la Santé. Les Olympiens, l’association qui rassemble tous les athlètes ayant participé aux Jeux olympiques, sont aussi très actifs, comme le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). L’Unesco pourrait donner une réponse dès mardi soir, au pire, si des points sont à éclaircir, ce serait d’ici décembre. En parallèle, les mouvements olympiques de Grèce, Jordanie, Luxembourg et Sénégal vont faire de même dans leur pays. Si ces demandes nationales sont acceptées, le prochain objectif sera une demande de reconnaissance internationale «Au mieux en 2021, au plus tard en 2022,» prévoit Guy Drut qui ne veut rien précipiter et a l’habitude de passer une haie après l’autre.

© SportBusiness.Club Octobre 2019