Paris 2024: travaux olympiques à PyeongChang

Certains ont ramené des médailles. Eux, ce sont des carnets de notes bien garnis qu’ils ont rapporté de Corée du Sud. Durant les Jeux olympiques de Pyeongchang, les dix membres de Paris 2024 et les deux de la Solidéo (la société en charge de la livraison des infrastructures) du « programme observateur » ont vécu l’organisation de l’intérieur. Invités par le Comité international olympique, leur rôle était de découvrir le moteur des Jeux.

Au menu du petit groupe, des réunions avec le CIO, le comité d’organisation des jeux de Pyeongchang et les représentants des prochains Jeux, Tokyo 2020 et Pékin 2022. «L’objectif étaient de voir comment les uns et autres avançaient ou avaient avancé afin d’ajuster au mieux notre calendrier, confie un porte-parole de Paris 2024. Ainsi, nous avons compris qu’il était nécessaire de rapidement définir la vision que l’on veut avoir pour nos Jeux».

La vision est l’une des cinq priorités de Paris 2024 avec la construction de l’équipe, en cours de recrutement, l’écriture du projet, prévue pour le printemps, la rédaction des stratégies autour de la notion d’héritage et, plus prosaïquement, sur le marketing et le commercial, qui seront normalement bouclées à l’automne. L’échéance est identique pour la définition de la vision.

Visite du Main Operation Center

Tony Estanguet, le président du Cojo (Comité d’organisation) de Paris 2024, son directeur général, Etienne Thobois, et les autres membres français ont visité tous les sites opérationnels des Jeux de Pyeongchang, notamment le Main Operation Center, cœur du réacteur où étaient concentrés les commandements de la sécurité, des transports et de la logistique. Le groupe a également fait un tour à l’IBC (International Broadcast Center), site de la production audiovisuelle et des chaînes du monde entier, et le MPC (Main Press Center), point central pour les journalistes.

«La production des images est très importante pour la réussite des Jeux, du coup, HBS, le producteur, nous a demandé de venir dès le printemps cette année pour voir les sites des compétitions et celui d’implantation de l’IBC, au Bourget, dans le but de préparer les installations, poursuit-on chez Paris 2024. D’une manière générale, nous avons été impressionnés par la qualité des services sur les sites, même si nous avons trouvé que les médias n’étaient pas forcément traités de manière égalitaire. Par ailleurs, il y avait beaucoup de bénévoles, mais peu étaient bilingues et beaucoup n’avaient pas forcément de bonnes connaissances de l’organisation». Des exemples de points sur lesquels il faudra travailler.

Rendez-vous avec les sponsors

Les représentants de Paris 2024 ont également rencontré quelques sponsors des Jeux, en particulier le chinois Alibaba et l’américain Coca-Cola. Ces entreprises sont de plus en plus impliquées dans l’organisation. Alibaba développe notamment une solution de « cloud » pour les JO et Intel s’est fait remarqué lors des cérémonies avec des ballets spectaculaires de drones dans le ciel. Les partenaires s’intègrent dans les programmes d’animation des Jeux en apportant leur savoir-faire et leur technologie. «Nous avons noté que l’engagement de la population est obligatoire pour la réussite notamment autour de la célébration, rapporte le porte-parole de Paris 2024. La remise des médailles en dehors des stades sur une place publique était une bonne initiative». Une idée à creuser pour Paris.

Enfin, le Cojo parisien devra aussi plancher sur les épreuves supplémentaires qui intégreront le programme des Jeux de 2024. L’énorme succès du snow-board avec la vedette américaine Shaun White a beaucoup intéressé le mouvement olympique. L’engouement a été fort autour de cette discipline qui a attiré un nouveau public, nombreux et surtout très jeune. Le choix des disciplines invitées par Paris 2024, trois ou quatre, devra forcément tenir compte de ces critères.