Paris 2024 règle déjà son héritage

Le COJO est à peine créé, que déjà Paris 2024 se préoccupe des questions d’héritage. Ca commence même dès l’école. La semaine olympique et paralympique, dont la première édition se tient du 27 janvier au 3 février 2018, réunit 500 projets dans de nombreux collèges et lycées français. L’objectif de cet événement est de développer la pratique sportive dans le cadre scolaire et d’initier les collégiens et lycéens aux valeurs du sport.

L’opération a été lancée en grande pompe lundi 29 janvier 2018 au Lycée Michelet de Vanves, au sud de Paris. Trois membres du gouvernement avaient fait le déplacement : Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale, Laura Flessel, Ministre des Sports, et Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées. Le trio n’a pas hésité à enfiler le kimono aux côtés des élèves, et même à s’essayer sur des agrès de gymnastique sous les yeux amusés de Denis Masseglia, président du Comité olympique français, et Tony Estanguet, tout récent intronisé président du Comité d’organisation des Jeux de Paris 2024.

Parler héritage plus de six ans avant le rendez-vous olympique est prioritaire et stratégique pour l’ancien champion de canoë. Il craignait ne pas disposer plus tard d’une fenêtre pour mettre en place ce volet de l’organisation. «Je voulais vraiment que l’on commence par cette logique d’héritage pour être sûr de ne pas me retrouver dans 3 ou 4 ans un peu dépassé ou en tout les cas “être dans le dur” avant d’attaquer les logiques d’organisation, a expliqué Tony Estanguet. Du coup, on a inversé la stratégie et l’on s’occupera de l’organisation une fois que seront lancés les programmes d’héritage. Il faut montrer que ces Jeux sont utiles. C’est un défi pour nous et pour le Comité international olympique».

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