Paris 2024 : revue de risques

La Tour Montparnasse aux couleurs de Paris 2024

Redimensionnement, réaménagement, modification de programme… le rapport rédigé par l’Inspection générale des finances (IGF) et rendu public vendredi 30 mars, estime que le dossier Paris 2024 comporte «des risques concernant tant la non réalisation dans les délais de certaines opérations que l’apparition de surcoûts importants». Toutefois, les experts de Bercy estiment que «ces risques peuvent encore être évités». Ils préconisent leurs solutions dans ce document de 58 pages.

«Au total, les risques potentiels de surcoûts identifiés à ce stade par la mission et pour les seuls dossiers examinés s’établissent à environ 500 millions d’euros», affirme le rapport, en précisant que «en cas de mise en oeuvre des économies proposées, ils pourraient être inférieurs à 200 millions d’euros». Le document souligne que le principal risque du dossier paris 2024 est «le non‐respect des délais de livraison d’équipements indispensables aux jeux Olympiques et Paralympiques».

Comme l’avait révélé Le Parisien le 14 mars dernier, trois sujets sont particulièrement pointés du doigts par le rapport de l’IGF : le Village olympique dont la construction devrait faire face à un «aléa important dû à la sensibilité archéologique d’une grande partie du site» ; le Village des médias du site du Bourget, «dont le programme et l’implantation doivent être révisés pour éviter des surcoûts disproportionnés» ; la piscine olympique, dont le risque est «un surcoût de l’ordre de 160 à 170 millions d’euros».

Des risques déjà pris en compte

Depuis la publication du Parisien, les responsables du Comité d’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 (COJO) ont rappelé que la plupart des points et risques soulevés par les experts, avaient déjà été pris en compte. Par ailleurs, plusieurs élus de Seine Saint-Denis rappellent que l’engagement du département s’élève à 135 millions d’euros et assurent qu’ils «ne sacrifierons pas à une pure logique comptable l’ambition du projet Paris 2024, indiquent-ils dans un communiqué. Nous nous sommes engagés dans cette aventure précisément parce qu’elle doit permettre d’améliorer le cadre de vie et la situation sociale des habitants, bien au-delà des quelques semaines de l’événement olympique».

Le rapport de l’IGF n’est toutefois pas uniquement pessimiste. Ainsi, les experts estiment «que rien ne justifie (…) un déplacement des épreuves équestres prévues dans le
parc du château de Versailles». Une bonne nouvelle pour les chevaux qui bénéficieront d’un cadre extraordinaire pour leurs JO.