Paris 2024 : les médias invités à la cité-jardin

Bienveillance, bon vivre, parcours résidentiel… les mots de Nicolas Ferrand, directeur général délégué de la Solideo, sont choisis. Ce mercredi 2 octobre, le dirigeant de la Société de livraison des ouvrages olympiques, dévoile le projet du village des médias des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 devant une centaine de promoteurs et professionnels du BTP. Au total, 90.000 mètres carrés de logement à construire sur un espace de 132.000 mètres carrés situés à Dugny en Seine-Saint-Denis, à côté du Bourget et en lisière du parc paysager Georges Valbon. 

Ce sera, comme pour le village des athlètes sur l’Ile-Saint-Denis, tout un quartier qui sortira de terre. Toutefois, les premiers occupants seront 2.800 représentants des médias, journalistes et techniciens. La plupart travaillera au centre des médias des Jeux situé juste à coté, dans un hall du parc des expos du Bourget. «La grande partie d’entre-eux ne verront de Paris que ce village des médias, affirme Nicolas Ferrand. Ils y dormiront et donneront leurs avis sur les réseaux sociaux.» Pour le dirigeant de la Solideo, l’objectif sera que ce village montre une idée de la France. Qu’il reflète un art de vivre… plus qu’une cité dortoir. Aux promoteurs d’inventer pour séduire les journalistes du monde entier, et les futurs acquéreurs.

Protéger le crapaud calamite

«Ce sera la cité-jardin du XXIe siècle où il fera bon vivre à la française, annonce Nicolas Ferrand. Ce sera un village bienveillant où il faudra recréer une qualité de vie européenne. Il faudra se poser les questions des espaces communs, comme un palier par exemple.» La biodiversité urbaine devra également trouver sa place dans les projets déposés : «Que sera l’agriculture urbaine ? Que plante-t-on, et à quoi serviront ces plantes ?», questionne le dirigeant qui s’inquiète également pour les espèces vivants sur le territoire comme le blongios nain ou le crapaud calamite. 

Le village des médias ne sera pas seulement un ensemble de bâtiments, dont se charge la Solideo : un gymnase, deux terrains de football, une piste d’athlétisme, une crèche, mais aussi des commerces, deux écoles et une piscines figurent dans le projet qui prendra place sur une partie de l’Aire des Vents. Les investisseurs et promoteurs devront déposer un dossier avant le 13 novembre. La Solideo sélectionnera quelques projets le 4 décembre et la décision finale sera prise en avril 2020. Les ouvriers pourront dès la rentrée 2021 donner les premiers coups de pioches, bienveillants évidemment. 

©️ SportBusiness.Club Octobre 2019


Un village qui ne sera pas reconfiguré

A l’inverse du village des athlètes, sur l’Ile-Saint-Denis, les logements du village des médias ne demanderont pas une reconfiguration après les Jeux de Paris 2024. Remis en état, ils pourront être occupés rapidement après l’événement. Durant les Jeux olympiques et paralympiques, quelques aménagements pourraient être réalisés dans le village. Interrogé par la Solideo, le journaliste de l’Equipe, Nicolas Herbelot, recommande notamment l’ouverture d’une cafétéria ouverte 24 heures sur 24. «Pour éviter que les représentants des médias ne se nourrissent que de chips,» commente-t-il. La bouffe bouffe, c’est aussi l’image de la France.