Paris 2024 en stage à Lausanne 2020

Tony Estanguet (Paris 2024) et Jeanne Richard, biathlon

Tony Estanguet, le président de Paris 2024 n’est pas venu seul à Lausanne. Il s’est déplacé aux Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver (JOJ) accompagné d’une partie de son équipe et avec une mission : observer l’organisation de l’événement et tenter de s’inspirer des meilleures pratiques. Pour avoir la meilleure expérience, autant participer. Ainsi, une petite vingtaine de collaborateurs a été enrôlée comme volontaires durant l’événement vaudois, en immersion. 

«L’objectif est de multiplier les expériences et de vivre réellement les missions des volontaires qui sont, lors des événements sportifs et les Jeux olympiques, les premiers contacts des spectateurs,» explique Gladys Bézier, responsable de la formation à Paris 2024. A Lausanne, la responsable a elle-même été chargée d’accueillir et de placer le public lors de la cérémonie d’ouverture des JOJ. «On ne se rend pas toujours compte du rôle important que jouent les volontaires, poursuit-elle. C’est le cas des chefs d’équipes qui doivent fédérer leur groupe, les manager et également être capables de gérer l’imprévu

Des volontaires très engagés

Ce type d’expérience, les responsables de Paris 2024 vont les multiplier ces prochaines quatre années. Ce sera le cas à Tokyo cet été pour les Jeux Olympiques, mais aussi lors des grands événements sportifs organisés à Paris, comme les championnats d’Europe d’athlétisme fin août ou le tournoi de qualification olympique de handball mi-avril à l’Accor Hôtels Arena. «Il faut répéter ces opérations dans le maximum de disciplines et sur le plus de sites olympiques, indique Gladys Bézier. Ces expériences nous permettront de mieux définir les formations que nous allons mettre sur pied pour les volontaires.»

Ce travail en immersion sensibilise les participants de Paris 2024. «Je suis toujours impressionnée par la puissance de l’engagement de ces volontaires, même sur des postes parfois moins engageants ou parfois ingrats», confie la responsable. Paris 2024 va devoir recruter 50.000 bénévoles. Ces opérations débuteront dès 2022. Le COJO souhaite mettre en place un parcours de formation susceptible d’être reconnu comme une vraie expérience professionnelle. Les Jeux olympiques devront laisser un impact positif et pas seulement en infrastructures. 

© SportBusiness.Club Janvier 2020


Volontaire et borne wi-fi 

A Lausanne, aux Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver, les 1.800 athlètes peuvent restés connectés 24 heures sur 24. Au Village, une nouvelle résidence hôtelière, 580 antennes ont été déployées. C’est comme cela aussi sur les sites de compétition. Durant les déplacements, en bus, en tram ou en train, ce sont des volontaires équipés d’un routeur wi-fi mobile qui accompagnent les groupes de sportifs. «En général, chacun d’entre eux suit une vingtaine de jeunes, explique Laura Clavien, coordinatrice transport des JOJ dans le quotidien 24 Heures. Il s’agit d’un service que nous mettons en place afin que les participants puissent être présents sur les réseaux sociaux. Cette mesure leur permet aussi de se préparer et de communiquer avec leur équipe quand ils le souhaitent